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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Aujourd'hui, si les virus ont toute l'attention des médias - et la nôtre ! - c'est en raison de l’expansion de la grippe aviaire. Pour l'instant, le risque pour les humains reste limité puisque le virus ne peut être transmis que d’un animal à un homme. Autrement dit, seules les populations en contact avec des volatiles peuvent être potentiellement infectées.
Le problème, c'est que les virus peuvent évoluer... Prenons le cas d'un homme (très malchanceux) qui attraperait le virus de la grippe "humaine" et le virus de la grippe aviaire. A l'intérieur du corps de notre malheureux, le virus de la grippe aviaire pourrait se combiner avec le virus de la grippe humaine. Il y aurait alors une possibilité pour que cette combinaison engendre une nouvelle forme de virus, capable de se transmettre d'homme à homme... La maladie pourrait alors s’étendre, très rapidement, à la planète entière. La meilleure parade, pour l’instant, consiste à isoler les personnes infectées par le virus aviaire pour qu'elles n'attrapent pas le virus humain.
Autre problème : certains animaux (les cochons, par exemple) peuvent eux aussi attraper les deux maladies et devenir un creuset potentiel pour la création d'un virus transmissible entre humains.
Jusqu'à présent, bien que la souche du virus aviaire qui sévit actuellement (H5N1) soit apparue en 1997, aucun cas de transmission d'homme à homme n'a été détecté et "seulement" 70 personnes en sont mortes en près de 8 ans. Un vaccin existe, mais en cas de mutation, il resterait inefficace.
Personne n’est actuellement capable de prédire si le virus mutera en une forme transmissible d’homme à homme. Si cela se produit, l’Organisation mondiale de la santé a lancé le chiffre de 100 millions de morts. Dans le cas contraire, cette histoire nous aura au moins fait réviser nos cours de biologie !
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Commentaires
Emma
Bonjour, je voudrais savoir comment le HPV (papillomavirus humain) atteint les cellules de l'organisme. Quelle technique utilise-t-il? S'il perfore la membrane, s'il fusionne avec elle ou s'il se fait gober ?
Mathieu
La différence entre virus et bactérie est plus ténue qu'on ne pourrait le penser. La preuve en est avec les Rickettsia (Genre bactérien appartenant à la classe des Alpha Proteobacteria) qui sont une sorte de genre "intermédiaire" en effet, tout comme les virus, ce sont des parasites obligatoires et sont très petites (de l'ordre de quelques centaines de microns) ce qui les rend plus petite que les plus gros des virus. Le parasistisme intracellulaire n'est donc absolument pas une exclusivité virale. Dans le monde amibien ce type de parasistisme bactérien est très courant. On remarque aussi que le génome des Rickettsiaceae est très pauvre à l'instar des virus. Ces bactéries posent une réflexion des plus interressantes : leur parasitisme est probablement à l'origine de la présence d'organites autonomes (tels que les mitochondries) dans les corps cellulaires eukaryotes.