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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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La paternité d’une nouvelle connaissance est toujours sujette à débats. Surtout dans une discipline telle que la biologie pour laquelle l’introduction de mécanismes simples relève du coup de génie. Que se passerait-t-il si deux scientifiques porteurs de deux visions opposées sur un concept révolutionnaire venaient à se rencontrer ? Rangeront-ils leur objectivité au placard ? Imaginons un peu ce que pourrait donner de nos jours la rencontre entre Lamarck et Darwin…
Quand vous passez voir votre médecin en fin de journée, il est fort probable qu’il se soit entretenu un peu plus tôt avec un « visiteur médical ». Derrière cette appellation énigmatique se cache un commercial dont le rôle est de vanter les mérites des médicaments conçus par le laboratoire pharmaceutique qui l’a engagé. L’activité du visiteur médical reste peu connue du grand public et, malgré son encadrement par une charte éthique, elle soulève de nombreuses questions.
Des virus, il en existe plein, aux formes, tailles et modes de fonctionnement différents. Si le virus du sida ressemble à une grosse boule hérissée de piquants, son cousin le bactériophage (un véritable tueur de bactérie, comme vous pouvez le constater sur la page suivante) prend des allures d’araignée extra-terrestre. D’une manière très succincte, on peut dire qu’un virus est une enveloppe (la capside) qui renferme de l’information génétique, c’est-à-dire de l’ADN ou de l’ARN.
Observons maintenant de quelle manière les virus s’en prennent à l’organisme... Leur cible, ce sont les cellules, les briques élémentaires qui constituent les êtres vivants. S’attaquer massivement aux cellules, c’est donc mettre en péril l’organisme tout entier. La première étape, pour les virus, consiste à entrer à l’intérieur d’un organisme (par la salive, par exemple). Ensuite, ils doivent pénétrer à l’intérieur de la cellule. Plusieurs techniques sont alors possibles : les virus peuvent perforer la membrane (comme dans le cas des bactériophages), fusionner avec elle ou bien, plus sournoisement encore, se faire gober par la cellule. Quelle que soit la méthode utilisée, ils finissent par se retrouver à l'intérieur.
La deuxième étape de l'infection est encore plus pernicieuse, puisque le virus utilise les propriétés de la cellule pour se reproduire : comme un coucou qui place ses petits dans le nid d'autres oiseaux, le virus confie sa propre reproduction à la cellule qu'il attaque ! Dès lors, le virus se multiplie et peut attaquer d'autres cellules de l'organisme. L’infection s’étend... Heureusement pour nous, le corps humain a de quoi se défendre : le système immunitaire, véritable perle de sophistication, détecte les intrus et fabrique des agents spécifiques, les anticorps, pour enrayer l’infection. C’est du moins ce qui se passe dans la plupart des cas...
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Commentaires
Emma
Bonjour, je voudrais savoir comment le HPV (papillomavirus humain) atteint les cellules de l'organisme. Quelle technique utilise-t-il? S'il perfore la membrane, s'il fusionne avec elle ou s'il se fait gober ?
Mathieu
La différence entre virus et bactérie est plus ténue qu'on ne pourrait le penser. La preuve en est avec les Rickettsia (Genre bactérien appartenant à la classe des Alpha Proteobacteria) qui sont une sorte de genre "intermédiaire" en effet, tout comme les virus, ce sont des parasites obligatoires et sont très petites (de l'ordre de quelques centaines de microns) ce qui les rend plus petite que les plus gros des virus. Le parasistisme intracellulaire n'est donc absolument pas une exclusivité virale. Dans le monde amibien ce type de parasistisme bactérien est très courant. On remarque aussi que le génome des Rickettsiaceae est très pauvre à l'instar des virus. Ces bactéries posent une réflexion des plus interressantes : leur parasitisme est probablement à l'origine de la présence d'organites autonomes (tels que les mitochondries) dans les corps cellulaires eukaryotes.