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L'histoire scientifique des races

Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.

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L'histoire de la notion de races

Ce sont les scientifiques du XVIIIè siècle qui ont pour la première fois classé l'espèce humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de manière tragique dans la sphère publique.

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Contribution des moralistes

L’exigence de clôture implique nécessairement que certaines entités soient traitées comme des moyens, faces à des fins supérieures. Les moralistes garantissent à ces entités excluent un droit d’appel, ils leur garantissent qu’elles reviendront hanter le collectif pour pouvoir s’y intégrer.

Pour la même raison, les moralistes pourront agir au niveau de la réinsertion de ces entités une fois qu’elles ont été exclues. Ils iront les chercher à l’extérieur du collectif pour les réintégrer plus rapidement, pour leur donner droit à l’existence qui leur a précédemment été refusée.

Pour les moralistes, le collectif ne peut jamais être clos, cela supposerait par exemple que toutes les entités soient intégrées en tant que « fins », ce qui est impossible. Ils rappellent donc aux autres membres du collectif qu’il faut constamment interagir avec le monde extérieur et reprendre constamment le travail de collection.

Le travail de hiérarchisation est sans cesse remis en question par les moralistes. Ils peuvent agir sur les autres membres du collectif pour leur rappeler qu’il n’existe pas plusieurs hiérarchies mais une seule, celle qui consiste à assembler un monde commun meilleur.

Dans le cadre de la séparation des pouvoirs, les moralistes jouent un rôle inverse à celui des politiques. Ils rappellent que, malgré les exigences de décision, il faudra toujours délibérer et ainsi, faire la navette entre les deux chambres.

Enfin, les moralistes considèrent les parties prenantes du débat comme des fins et non comme des moyens. Ce « droit de fin » sera constamment soutenu par les moralistes dans le cours des discussions.

Latour a ainsi défini de manière plus claire la dynamique du collectif et les rôles tenus par chacun, soit un chantier qui vise à dessiner un meilleur monde commun. Il reprend donc ensuite ces mêmes analyses pour expliquer comment fonctionne le collectif, de manière séquentielle cette fois : depuis l’intégration des nouvelles entités (étape 1) jusqu’à l’exigence de clôture (étape finale). Nous n’aborderons pas ici cette analyse séquentielle qui, même si elle permet de se familiariser un peu plus avec le fonctionnement du collectif, ne fait que reprendre les arguments évoqués précédemment dans ce chapitre.

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Bruno Latour : Politiques de la nature

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Dossier réalisé par Jérémie Pottier

 
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