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L'histoire scientifique des races

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Le procès du singe

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Contribution des politiques

En ce qui concerne l’exigence de perplexité, les politiques savent vivre dans un risque permanent, celui engendré par la présence de toutes les entités en appel, qui demandent leur droit à l’existence et qui viennent « menacer » le collectif. Les politiques sont ainsi constamment sur le qui-vive, à l’écoute de ces dangers potentiels.

Les compétences des politiques, en ce qui concerne l’exigence de consultation, ne sont pas à démontrer. Ils savent mieux que quiconque rassembler des voix, créer des témoins pour participer à la grande discussion publique.

Aussi, l’aptitude au compromis est quelque chose que les politiques connaissent bien, ils doivent toujours agir et jongler avec différents intérêts. C’est ce qui est au cœur de la hiérarchisation des entités au sein du collectif.

Les politiques, devant souvent aboutir à des décisions, n’ont pas peur de se faire des ennemis lorsqu’ils doivent trancher. On ne peut pas accepter tout le monde, il faudra toujours que des entités soient refusées. Cette compétence est inestimable au sein du collectif.

La distinction entre les deux chambres est une nécessité qui provient du monde politique lui-même, en insistant sur la séparation des phases de délibération et de décision. Si la première chambre est celle de la liberté, où l’on accepte tout le monde et tout le monde participe au débat, la seconde est celle de la restriction et de l’exclusion provisoire.

Enfin, on a déjà vu que le collectif ne serait jamais définitif, que ce serait toujours une entité constamment en mouvement dont la cohésion ne serait que provisoire et évoluerait sans cesse. Les politiques savent ce qu’il en est, ils ne s’attendent pas à trouver ou à former un tout unique, une voix définitive et absolue.

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Bruno Latour : Politiques de la nature

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Dossier réalisé par Jérémie Pottier

 
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