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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Le lien particulier qui existe entre une mère et son enfant est un mystère que beaucoup de scientifiques (Lorenz, Harlow, Spitz, Bowlby ou encore Ainsworth) ont tenté de théoriser depuis les années 1930. Longtemps considérée comme innée, la reconnaissance mutuelle entre une mère et son petit n’est pourtant pas toujours immédiate, comme l’a montré l’actualité. Alors, est-il inscrit dans les gènes ou bien se construit-il grâce à un apprentissage mutuel ?
Chercheur CNRS au laboratoire de physique théorique des liquides (LPTL) de Jussieu, Rémy Mosseri est également responsable du comité Paris-Centre pour l’année mondiale de la physique (AMP 2005). Réflexiences est allé l’interviewer.
La première tâche des scientifiques sera de « détecter très tôt des phénomènes à peine visibles » (p. 191) : ils vont écouter le monde extérieur et alerter le collectif de la présence d’entités en appel.
Les sciences permettront ensuite de participer au travail de consultation. En effet, le milieu scientifique a depuis toujours l’habitude de la controverse et de l’épreuve expérimentale. Avant d’être admise, une théorie passe par une longue traversée de discussions, de fabrication de preuves et de témoins fiables. Cette capacité des sciences à fabriquer des preuves est au centre du travail de consultation demandée par le collectif.
La troisième tâche des sciences consistera à définir plus précisément les entités pour permettre le travail de hiérarchisation. Cette hiérarchisation ne peut se faire, en effet, que si l’on connaît au maximum les entités que l’on souhaite classer ; une petite donnée permettant parfois de clore un débat.
Les sciences ont depuis longtemps l’habitude d’institutionnaliser une théorie ou des faits. Après l’épreuve de la controverse, les scientifiques savent se mettre d’accord pour considérer quelque chose comme admis, qui servira de base dans les futures discussions. C’est précisément ce qui servira au collectif pour l’exigence de clôture.
Ensuite, les sciences peuvent travailler sur la séparation des deux pouvoirs récemment définis. Les scientifiques savent se poser des questions qui peuvent aller à l’encontre du bon sens et contre tous les autres enjeux. Ainsi, ils ne se laissent pas intimider une nouvelle entité qui n’est pas en accord avec la liste actuelle du collectif.
Enfin, pour permettre au collectif de répartir ses limites intérieures et extérieures, la science a depuis longtemps voulu créer des théories d’unification, des grandes « fresques folles » qui proposent une théorie du tout.
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
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