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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Avec le développement des jeux vidéo interactifs et des univers persistants en ligne (comme Second Life), nous sommes pratiquement tous déjà entrés dans un monde virtuel. Grâce à des technologies d’interaction de plus en plus poussées, nous pouvons voir et entendre le virtuel, mais qui peut se vanter de l’avoir déjà touché ? Image : © Manu M
La thérapie génique est l'un des domaines de recherche les plus connus dans notre pays du fait de sa médiatisation. Mais au-delà des considérations économiques et médiatiques, comment fonctionne-t-elle ?
En 1991, Bruno Latour publiait Nous n’avons jamais été modernes, un essai qui visait à décortiquer le modernisme et à en montrer les limites : il y expliquait alors qu’il fallait laisser derrière nous le modernisme et cesser de considérer l’histoire européenne sous le seul angle de l’idée de progrès :
« L'ancienne idée de progrès, celle que nous avons quitté récemment, permettait de ne plus faire attention, elle libérait de toute prudence, de toute précaution ; la nouvelle idée apparaît plutôt comme ce qui oblige à la prudence, au choix sélectif, à un triage minutieux des possibles… »(1)
Huit ans plus tard, en 1999, il publie Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie ? Alors que le premier visait plutôt à casser les idées reçues, ce nouvel ouvrage s’atèle à la lourde tâche de reconstruction d’un système qui engloberait à la fois les sciences et la société.
Si l’on veut comprendre le point de vue de l’auteur, il est nécessaire de détailler le contenu entier du livre, qui consiste finalement en une lente progression vers son idée finale. On ne pourrait donc pas, dans le cadre de ce compte rendu, ne détailler qu’une partie de l’ouvrage : plusieurs étapes du cheminement de l’argumentation seraient sautées et le propos final s’en retrouverait incomplet, voire incompréhensible. Le principe est donc de reprendre le fil du livre, en se concentrant uniquement sur les idées fortes, mais en détaillant toutefois les parties plus obscures.
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
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