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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Depuis quelques années, le monde civil s’est emparé de la technologie des drones volants, née au sein de l’armée. Si les applications - notamment pour remplacer l’homme dans des situations périlleuses - sont nombreuses, les risques de dérive sécuritaires sont également à surveiller.
Quelle image véhiculent aujourd'hui les scientifiques et pourquoi ? Un lycéen et un chercheur nous donne leur avis sur la question.
Au regard des explications données plus haut, il est tentant d’attribuer au Gulf Stream la cause de la douceur des hivers ouest-européens. C’est d’ailleurs une croyance bien ancrée dans l’esprit du grand public - on la trouve même dans les encyclopédies et les livres de géographie. Elle remonte au 19e siècle, quand un officier de marine américain, Maurice Fontaine Maury, publia un ouvrage dans lequel il affirmait que le Gulf Stream jouait un rôle essentiel dans la régulation des températures hivernales de l'Europe de l’Ouest (son erreur principale était de ne pas avoir distingué les climats océaniques des climats continentaux). À la question « Pourquoi l’hiver est-il plus doux à Paris qu’à Montréal alors que les deux villes se situent à peu près à la même latitude ? », vient naturellement la réponse : « en raison du transport des eaux chaudes par le Gulf Stream le long des côtes européennes ». Or, la réalité est beaucoup plus complexe.
Richard Seager, de l’Université de Columbia, est le premier scientifique à avoir remis en cause l’importance accordée au Gulf Stream dans la régulation des températures. Publiée en 2002, sa théorie ne nie pas l’influence du courant sur le climat européen mais la minimise fortement. D’après lui, les courants marins ont pour fonction première de compenser les déséquilibres de température entre les pôles et l’équateur.
En réalité, c’est la combinaison de deux phénomènes qui explique la douceur de notre climat hivernal. Le premier est le déstockage en hiver de la chaleur accumulée par l’Atlantique. En effet, durant l’été, la surface de l’océan est réchauffée par les rayons du soleil puis brassée par les vents. La chaleur se disperse alors jusqu’à une dizaine de mètres de profondeur pour constituer un vaste réservoir. En hiver, la surface de l’océan se refroidit. Devenues plus denses, les eaux de surfaces plongent sous le réservoir qui remonte pour restituer à l’atmosphère la chaleur accumulée pendant l’été.
Le second phénomène est la formation des vents au-dessus des Rocheuses aux États-Unis. Arrivés au-dessus de l’Atlantique (ils sont entraînés vers l’Ouest par la force de Coriolis), ces vents sont réchauffés par la chaleur déstockée par l’océan et se transforment en tempêtes tropicales qui voyagent jusqu’aux côtes européennes.
Si les températures varient entre deux villes situées à la même latitude, de part et d’autre de l’Atlantique Nord, ce n’est donc pas seulement en raison du Gulf Stream, mais surtout grâce à la présence de certains reliefs (notamment les Rocheuses) et à la formation de vents continentaux.
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