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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Quand vous passez voir votre médecin en fin de journée, il est fort probable qu’il se soit entretenu un peu plus tôt avec un « visiteur médical ». Derrière cette appellation énigmatique se cache un commercial dont le rôle est de vanter les mérites des médicaments conçus par le laboratoire pharmaceutique qui l’a engagé. L’activité du visiteur médical reste peu connue du grand public et, malgré son encadrement par une charte éthique, elle soulève de nombreuses questions.
Pour comprendre le parcours et le rôle du Gulf Stream, quelques petites précisions sur l’origine des courants marins – et sur le fonctionnement de notre machine thermique - s’imposent.
À l’origine des courants on ne trouve ni les vents ni les anticyclones, comme on le croit souvent, mais le Soleil. À cause de lui, la Terre n’est pas chauffée de manière uniforme. En effet, au niveau de l’équateur, les rayons du Soleil sont parallèles et frappent plus directement la Terre qui reçoit alors un excès de chaleur (elle capte plus de rayonnement qu’elle n’en rejette dans l’espace). Aux pôles, c’est le contraire : la Terre perd plus de chaleur (rayonnement infrarouge) qu’elle n’en gagne du Soleil car les rayons frappent à l’oblique (en raison de la courbure de la Terre). Ces différences de températures créent des mouvements dans l’atmosphère (formation des vents) et dans les océans (formation des courants) qui permettent de rééquilibrer la machine thermique en transportant la chaleur de l’équateur vers les pôles et le froid des pôles vers l’équateur.
Concernant les océans, il existe deux grandes catégories de circulation : les courants de surface (dont fait partie le Gulf Stream) et les courants profonds. Les courants de surface sont généralement mis en mouvement par le vent, alors que les courants profonds se forment par des changements de température ou de salinité de l’eau (les eaux froides, plus denses, plongent sous les eaux chaudes ; idem pour les eaux salées qui plongent sous les eaux douces). Ces deux types de circulation s’interconnectent pour former un « tapis roulant » qui transporte les eaux de l’Atlantique vers celles du Pacifique.
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Crédit : Elsa Godet
Le Gulf Stream, quant à lui, se forme à la rencontre de deux courants : le courant nord-équatorial en provenance de l’Afrique et le courant des Antilles. Comme nous l’avons vu, l’équateur reçoit une grande quantité d’énergie solaire. Ce phénomène génère des vents violents qui mettent en mouvement les eaux chaudes et salées du détroit de Floride. Le Gulf Stream s’apparente alors à un large fleuve très chaud et très salé (en raison des fortes évaporations dues à la chaleur) d’environ 100 km de large dont on peut voir les bords à l’œil nu (ses eaux bleues se détachent sur le vert de l’océan). En raison de la force de Coriolis qui dévie les courants et les vents vers l’Ouest dans l’hémisphère Nord, le courant quitte les côtes américaines au niveau du Cap Hatteras pour rejoindre les côtes de l’Europe de l’Ouest. Mais lorsqu’il franchit la dorsale océanique, le Gulf Stream se divise en deux courants. Le premier, que l’on nomme « dérive nord-atlantique », continue sa route vers le Nord-Est, dans le prolongement du Gulf Stream. Le second, le courant des Açores, s’infléchit vers le Sud pour revenir dans la mer des Caraïbes. Il rejoint alors le courant des Antilles pour redevenir le Gulf Stream.
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Arrivées dans l’Atlantique Nord, les eaux de la dérive nord-atlantique commencent à se refroidir. Elles atteignent alors une température égale à celle de l’océan mais leur salinité reste élevée ; leur densité devient donc supérieure. En mer de Norvège et en mer du Labrador, ce bras du Gulf Stream plonge vers le fond de l’océan. Entraîné par le courant du Labrador, il entame sa descente le long des côtes américaines. Il longe ensuite les côtes de l’Antarctique pour refaire surface dans les eaux plus chaudes de l’Océan Indien et de l’Océan Pacifique. Il repart alors vers l’Ouest, franchit le Cap de Bonne Espérance, suit les côtes africaines puis rejoint le courant nord-équatorial et… le Gulf Stream dans le golf du Mexique. La boucle est bouclée. Pour en faire le tour, une particule d’eau voyage pendant 1 500 ans…
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