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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Eugénisme, détournement de la recherche, mise en scène du malheur : le Téléthon a souvent suscité la controverse. Où en est-on aujourd'hui ? Réflexiences fait le point.
Le grand public - depuis qu’il a visionné le film polémique d’Al Gore - s’inquiète de la possibilité de l'arrêt du Gulf Stream. Ce courant si apprécié des Européens (qui lui attribuent la douceur de leurs hivers) cessera-t-il un jour de circuler dans l’Atlantique ?
Ce débat soulève de nombreux enjeux. Le premier d’entre eux, le plus important, concerne la santé publique. Comme il est indéniable que les actions de promotion des laboratoires ont une conséquence directe sur le comportement des médecins, comment peut-on faire confiance à un système qui semble répondre à des pressions plus commerciales que médicales ? On peut bien évidemment se rassurer en notant que la pression commerciale ne vient qu’après l’argument thérapeutique. Autrement dit, la priorité reste médicale et c’est après, dans le panel des possibilités qui s’offrent ensuite au médecin, que se font ressentir les influences du marketing. Cependant, l’existence même de cette influence demeure troublante.
Le deuxième enjeu concerne bien sûr l’industrie pharmaceutique elle-même. Si elle veut continuer d’innover et gagner de l’argent, elle doit recourir à des pratiques de promotion. Pour les laboratoires pharmaceutiques, la santé est un secteur commercial qu’il faut conquérir grâce à des outils marketing tels que les visites médicales.
Enfin, le dernier grand enjeu concerne la Sécurité sociale. En effet, l’effort promotionnel consenti par les laboratoires est directement répercuté sur le prix des médicaments, qui sont eux-mêmes par la suite remboursés par la Sécurité sociale et par les mutuelles. Autrement dit, les frais de marketing sont pris en charge par l’État et les assurances médicales. Quand on sait que l’industrie pharmaceutique dépense 25 000 euros par an et par médecin (soit 39 % du salaire moyen des médecins), on mesure l’ampleur considérable des dépenses engagées. Le rapport L’information des médecins généralistes sur le médicament parle même d’une véritable « course aux armements ».
L’IGAS estime que le désarmement commercial des laboratoires est plus que souhaitable, et qu’il serait bénéfique autant pour l’industrie que pour la collectivité.
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
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