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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Depuis quelques mois les agissements de la NASA ont été sévèrement remis en cause et le débat sur la nécessité des vols habités est revenu au premier plan. Réflexiences a voulu savoir si l'exploration spatiale vous fait toujours rêver...
La dernière critique, celle qui ancre le débat dans le domaine de la bioéthique, a été formulée par l'Église catholique juste avant le lancement de l’édition 2006.
Par le biais de certains évêques, celle-ci a en effet reproché au Téléthon de financer une méthode eugénique : le « diagnostic préimplantatoire », ou DPI. Le DPI consiste à développer plusieurs embryons in vitro et à sélectionner, au sein de la « couvée », les embryons qui ne présentent pas de défaut génétique. Ceux-ci sont alors réimplantés chez la mère qui donnera ainsi naissance à un bébé en bonne santé. Les embryons qui présentent un défaut génétique sont simplement détruits.
L'accusation a permis de mettre sous le feu des projecteurs des éléments parfois méconnus de la recherche. Si l’on définit l’eugénisme comme l’ensemble des théories et méthodes visant à améliorer la race humaine, il devient en effet difficile de nier le caractère eugénique du DPI. A force d’éliminer les embryons porteurs des mauvais gènes, ne parvient-on pas inévitablement à une « amélioration » de l’espèce humaine ? Certainement, mais un autre élément mérite d’être pris en compte, à savoir les motivations des familles qui demandent un DPI. Celles-ci, loin de vouloir corriger les erreurs de l’évolution, désirent simplement mettre au monde un enfant sain, bien souvent après des années de combat.
Aujourd'hui, le meilleur rempart contre l'eugénisme, c'est la loi, notamment l’article L. 2131-4 du code de la santé publique, qui stipule que le DPI ne peut être utilisé que pour des maladies « d'une particulière gravité, reconnues comme incurables au moment du diagnostic » et qu’aucune autre pathologie que celle détectée chez les parents ne peut être recherchée lors du diagnostic. Les restrictions sont telles qu'en 2004, seuls 34 enfants sont nés à la suite d’un diagnostic préimplantatoire. Cependant, il ne faut pas oublier que la technique se développe et qu'un jour, probablement, certains l'utiliseront à des fins douteuses...
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