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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Avec le développement des jeux vidéo interactifs et des univers persistants en ligne (comme Second Life), nous sommes pratiquement tous déjà entrés dans un monde virtuel. Grâce à des technologies d’interaction de plus en plus poussées, nous pouvons voir et entendre le virtuel, mais qui peut se vanter de l’avoir déjà touché ? Image : © Manu M
La cryptographie, science qui permet d’écrire des codes secrets, se base sur une bonne dose de mathématiques, et un peu de jugeote...
Pourtant, quand Friedrich Tiedemann (1781-1861) réétudie ce même indice céphalique quelques années plus tard, il n’observe pas de différences significatives pour justifier la création de groupes bien distincts. Jugeant arbitraires les limites posées par ses prédécesseurs, il est le premier anthropologue physique à remettre en cause l’existence de races humaines. Et dire qu’il utilisait pour arriver à cette conclusion les mesures mises au point par son plus grand opposant !
La génétique, née dans les années 1900, va succéder à l’usage de ces mesures. Ce sont les avancées de cette discipline dans les années 1950-1960 qui vont définitivement tirer un trait sur l’existence scientifique de races humaines en attestant de l’unicité génétique de notre espèce. Le projet de décodage du génome humain va révéler que ce qui est considéré comme différences raciales, telle la couleur de la peau, ne constitue qu’une infime partie du code génétique (0,01 % des 35 000 gènes qui constituent le corps).
Refuser l’existence de races ne signifie cependant pas nier l’existence de différences entre les hommes. Depuis 1950, l’Unesco reconnaît de manière officielle que malgré l’absence de "races humaines", il existe des différences entre "populations". Un terme désormais consacré dans le domaine scientifique s’agissant des groupes humains.
Au cours de son histoire, la notion de "races humaines" n’a eu ni le même sens ni la même valeur selon les sphères qui l’ont utilisée. Elle fait l’exemple du poids que peuvent peser les mots, traînant derrière elle son boulet de connotations péjoratives.
Il existe encore actuellement une division profonde entre le monde scientifique qui récuse totalement l’existence de "races humaines" et le droit français. Aucun consensus sur l’usage du terme n’a pour l’instant été adopté. Le droit l’utilise dans les textes contre la discrimination, admettant encore de façon implicite son existence… Or, en raison de son importance normative et symbolique, le droit est le reflet de la pensée collective. On comprend mieux pourquoi un tiers des Français ignorent encore actuellement que les races humaines ne peuvent être hiérarchisées… puisqu’elles n’existent pas !
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