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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Ils sont la solution à tout : à la pénurie imminente de pétrole, à la pollution de la planète, au monopole énergétique des pays pétroliers. Avec les biocarburants, le secteur du transport croyait avoir trouvé sa bouffée d’oxygène et une économie florissante. Mais moins de dix ans plus tard, les voilà accusés de tous les maux, du réchauffement climatique à la crise alimentaire. Pourquoi les carburants verts n’ont pas tenu leurs promesses ? Faut-il leur laisser une deuxième chance ?
Avant de devenir un outil de tous les jours, le concept même d'ordinateur était un défi pour les plus grand scientifiques. Zoom sur les débuts de l'une des plus grandes révolution du XXè siècle.
Pourtant, quand Friedrich Tiedemann (1781-1861) réétudie ce même indice céphalique quelques années plus tard, il n’observe pas de différences significatives pour justifier la création de groupes bien distincts. Jugeant arbitraires les limites posées par ses prédécesseurs, il est le premier anthropologue physique à remettre en cause l’existence de races humaines. Et dire qu’il utilisait pour arriver à cette conclusion les mesures mises au point par son plus grand opposant !
La génétique, née dans les années 1900, va succéder à l’usage de ces mesures. Ce sont les avancées de cette discipline dans les années 1950-1960 qui vont définitivement tirer un trait sur l’existence scientifique de races humaines en attestant de l’unicité génétique de notre espèce. Le projet de décodage du génome humain va révéler que ce qui est considéré comme différences raciales, telle la couleur de la peau, ne constitue qu’une infime partie du code génétique (0,01 % des 35 000 gènes qui constituent le corps).
Refuser l’existence de races ne signifie cependant pas nier l’existence de différences entre les hommes. Depuis 1950, l’Unesco reconnaît de manière officielle que malgré l’absence de "races humaines", il existe des différences entre "populations". Un terme désormais consacré dans le domaine scientifique s’agissant des groupes humains.
Au cours de son histoire, la notion de "races humaines" n’a eu ni le même sens ni la même valeur selon les sphères qui l’ont utilisée. Elle fait l’exemple du poids que peuvent peser les mots, traînant derrière elle son boulet de connotations péjoratives.
Il existe encore actuellement une division profonde entre le monde scientifique qui récuse totalement l’existence de "races humaines" et le droit français. Aucun consensus sur l’usage du terme n’a pour l’instant été adopté. Le droit l’utilise dans les textes contre la discrimination, admettant encore de façon implicite son existence… Or, en raison de son importance normative et symbolique, le droit est le reflet de la pensée collective. On comprend mieux pourquoi un tiers des Français ignorent encore actuellement que les races humaines ne peuvent être hiérarchisées… puisqu’elles n’existent pas !
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