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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Quelle image véhiculent aujourd'hui les scientifiques et pourquoi ? Un lycéen et un chercheur nous donne leur avis sur la question.
Cellules souches embryonnaires, cellules souches adultes, pourquoi s’y intéresse-t-on ? Parce qu’elles ont un fort potentiel en recherche médicale et provoquent la polémique.
Faire l’histoire de la notion de races humaines, c’est aussi faire celle de l’anthropologie physique qui étudie l’homme en tant qu’objet biologique du passé et du présent.
Pour classifier un élément de la nature tel que l’homme, il faut poser des limites et inventer des critères. C’est chose faite au XVIIIe siècle avec l’angle facial de l’anatomiste Peter Camper (1722-1789), un critère qui différencie aussi bien l’homme du singe que les différents types humains. L’angle formé par la ligne du front et l’horizontale de l’oreille à la base de la narine indique le passage continu d’une race à l’autre jusqu’à l’aboutissement harmonieux parfait chez les Grecs.
Une norme purement esthétique qui sera reprise par Georges Cuvier (1769-1832), fondateur de la paléontologie des vertébrés, qui va interpréter ce critère en termes d’intelligence des races. En effet, il jugera que le degré d’inclinaison du front permet d’évaluer la place laissée libre au cerveau et donc l’intelligence.
Le XIXe siècle voit se poursuivre les travaux dans ce sens, construisant des critères crâniens permettant de séparer les différentes races. Alors que le chirurgien anatomiste Paul Broca (1824-1880) s’intéresse aux sutures crâniennes pour différencier les Européens "gracieux" des Néo-Calédoniens "bestiaux" et des Chinois "mous", Anders Retzius (1796-1860) propose de comparer largeur et longueur du crâne. L’indice céphalique qu’il établit ainsi distingue les brachycéphales (petits crânes), représentés par les "nègres", des dolichocéphales (gros crânes) caractéristiques de "leurs maîtres aryens".
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