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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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En février 2006, selon un sondage IFOP, un tiers des Français se déclaraient racistes. Cette croyance en l’existence de races humaines, récusée scientifiquement au XXe siècle, est issue de textes anciens, presque oubliés aujourd’hui mais dont les idées se sont tellement répandues dans nos sociétés qu’elles semblent créditées par leur ancienneté. Connaître les origines et l’histoire de cette idée reçue, c’est ne pas oublier qu’elle est erronée.
Derrière un terme s’en cachent souvent d’autres. Lorsqu’on évoque celui de "races", s’agissant de l’humanité, on entend comme un bruit parasite : racisme, esclavagisme, colonialisme, ségrégation, génocide, etc.
Autant de comportements humains abusifs qui trouvaient, jusqu’au XXe siècle, leurs justifications dans la classification scientifique des races humaines. Dans les années 1950, les généticiens remirent en question les fondements de cette notion en attestant de l’unicité de l’espèce humaine.
Mais quelle réalité se cachait derrière les termes des premiers scientifiques ? Était-elle aussi péjorative qu’aujourd’hui ? Et si ce n’est pas le cas, à quel moment est intervenu le glissement sémantique que l’on connaît ?
Autant de questions qui trouveront réponses en retraçant l’histoire de la notion biologique de races humaines et de ses glissements vers les sphères publiques et politiques.
Dossier réalisé par Anne-Sophie
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