Recevez chaque matin les actualités du jour :
Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
Abonnez-vous a notre newsletter :
Comment fabrique-t-on un médicament ? Quelle est la règlementation ? Comment sont pratiqués les tests ?
Le monde de la recherche n’est pas un modèle de parité. Les femmes y sont trois fois moins nombreuses que les hommes et malgré une législation égalitaire, elles doivent toujours faire face à des mentalités héritées des siècles passés.
Il serait naïf de croire les partisans de l’Intelligent Design athées : la plupart d’entre eux rappellent au contraire combien leurs convictions religieuses les soutiennent dans leur lutte contre la théorie de l’évolution. Phillip Johnson a même avoué s’être lancé dans la bataille à la suite d’une conversion tardive, au début des années 1980. Dixit Lynn Vincent, proche de Johnson :
"In 1987, when UC Berkeley law professor Phillip Johnson asked God what he should do with the rest of his life, he didn't know he'd wind up playing Toto to the ersatz wizards of Darwinism. But a fateful trip by a London bookstore hooked Mr. Johnson on a comparative study of evolutionary theory".
Cependant, les adeptes de l’Intelligent Design évitent généralement toute affirmation de type religieux dans le cadre de leur argumentation. Selon eux, croire en Dieu est tout à fait compatible avec leur combat, mais n’est nullement nécessaire, comme le souligne ici Phillip Johnson :
"One thing I am not doing is taking side in a Bible-science conflict. I am interested in what unbiased scientific investigations has to tell us about the history of life, and in particular about how the enormously complex organs of plants and animals came into existence » (Johnson, 1991, 157).
Si la plupart des « Intelligent Designers » taisent leurs convictions religieuses, c’est cependant pour une autre raison : il s’agit pour eux de se mettre à l’abri de toute accusation de violation de la clause d’établissement du Premier Amendement (qui, rappelons-le, interdit l'établissement d'une religion au dépend d'une autre). Celle-ci a en effet fait beaucoup de mal aux créationnistes lors de leurs incursions sur le terrain de l’école publique.
D’ailleurs, lorsque l’on se penche de plus près sur le discours de Johnson, les motivations du professeur ne laissent aucun doute :
The basic story of the Incarnation - that God has taken human form […] is more equivalent to the scientific truth than apples fall down rather than up » (Johnson, 2000, 38).
Citons également cette autre phrase de 1996 :
« We affirm that God is objectively real as Creator, and that the reality is tangibly recorded in evidences accessible to science, particularly in biology ».
Il n’en demeure pas moins que la ligne officielle du mouvement est de ne pas lier ouvertement l’idée de design à Dieu.
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
© 2005-2007 Réflexiences - Tous droits réservés
Commentaires