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L'histoire scientifique des races

Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.

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Laurence Garcia : wonderwoman

Bien loin des leçons de moral, Laurence Garcia anime des séances de prévention en milieu scolaire et aide les jeunes usagers de drogues lors de consultations spécialisées.

Ce que veulent les femmes

Le monde de la recherche n’est pas un modèle de parité. Les femmes y sont trois fois moins nombreuses que les hommes et malgré une législation égalitaire, elles doivent toujours faire face à des mentalités héritées des siècles passés.

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Naissance de la polémique

Richard Feynman (physicien américain, mort en 1988) est le premier scientifique à avoir envisagé la possibilité d'opérer au niveau des atomes. En décembre 1959, lors de sa célèbre conférence "There's Plenty of Room at the Bottom" ("Il y a beaucoup de place en bas") donnée à l'American Physical Society, il interpelle l'assemblée :

« Que se passerait-il si nous pouvions déplacer des atomes, un à un, et les assembler de la façon voulue ? »

C'est Eric Drexler (ingénieur américain) qui répondra en 1986 à cette question dans son livre Engins de création, que l'on considère comme l'ouvrage fondateur de la discipline. Drexler anticipe une révolution technologique basée sur la maîtrise de la matière à l'échelle nanométrique. Grâce au développement d'assembleurs capables de répliquer et de créer n'importe quelle nanostructure, nous serions à terme capables de recréer toutes les choses de la nature.

Cette capacité des nanorobots à s'autoreproduire a alimenté bien des fantasmes. Elle a surtout propulsé la controverse sur le devant de la scène. En avril 2000, Bill Joy, cofondateur de Sun Microsystems, publie lui-même un article alarmiste dans Wired Magazine : "Why the Future Doesn't Need Us" ("Pourquoi le futur n'a pas besoin de nous"). Il met en garde la communauté scientifique contre un danger bien plus grave que le nucléaire : la prolifération des nanorobots.

« Hélas, comme pour la technologie du nucléaire, l'usage des nanotechnologies à des fins de destruction est significativement plus aisé que son usage à des fins constructives. […] Une bombe n'explose qu'une fois ; un robot, en revanche, peut proliférer et rapidement échapper à tout contrôle. […] »

Michael Crichton s'est emparé du discours de Bill Joy pour rédiger le scénario de son roman « Prey » (Proie). Crichton met en scène des scientifiques qui perdent le contrôle de l'autoréplication de nano-engins qui dévorent tout sur leur passage et transforment le monde en une « gelée grise » (grey goo). On peut douter de la rigueur scientifique, mais il faut reconnaître que le roman a permis le transfert de la polémique de la sphère des initiés à la sphère populaire, en passant par la sphère princière. Car c'est suite à la lecture du livre de Crichton que le Prince Charles a alerté l'opinion britannique sur le danger des nanotechnologies. Au grand dam du Premier ministre Tony Blair qui venait tout juste de lancer son grand plan Nanotechnologies…

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Nanotechnologies : pourquoi inquiètent-elles ?

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Dossier réalisé par Elsa Godet

 
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