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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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La cryptographie, science qui permet d’écrire des codes secrets, se base sur une bonne dose de mathématiques, et un peu de jugeote...
Ils sont la solution à tout : à la pénurie imminente de pétrole, à la pollution de la planète, au monopole énergétique des pays pétroliers. Avec les biocarburants, le secteur du transport croyait avoir trouvé sa bouffée d’oxygène et une économie florissante. Mais moins de dix ans plus tard, les voilà accusés de tous les maux, du réchauffement climatique à la crise alimentaire. Pourquoi les carburants verts n’ont pas tenu leurs promesses ? Faut-il leur laisser une deuxième chance ?
Dans L’Origine des espèces, Darwin fait au chapitre 6 la concession suivante :
« Si l’on arrivait à démontrer qu’il existe un organe complexe qui n’ait pas pu se former par une série de nombreuses modifications graduelles et légères, ma théorie ne pourrait certes plus se défendre » (Darwin, 1993, 241-242).
C’est précisément la recherche d’un tel d’organe qui motive Behe dans Darwin’s Black Box. Afin de prouver la véracité de l’Intelligent Design, le professeur de biochimie doit en effet démontrer que certains organes sont tellement complexes qu’ils ne peuvent avoir été créés en plusieurs étapes successives.
Tout d’abord, afin de mieux faire comprendre à son lecteur ce qu’il entend par « complexité irréductible », Behe recourt à une analogie mécanique. On sait qu’un piège à souris est constitué d’une planche en bois, d’un ressort, d’un marteau et d’une barre qui retient le marteau. Et bien, ce piège à souris est un système irréductiblement complexe, car si l’on retire ne serait-ce qu’un seul de ses composants (le ressort, le marteau ou la barre qui retient le marteau par exemple), il cesse de fonctionner.
Behe explique alors qu’il existe de nombreux systèmes vivants auxquels on pourrait appliquer le principe de complexité irréductible : autrement dit, des organes ne pouvant être produits directement par des modifications infimes, successives et nombreuses d'un système précurseur. Il cite notamment le cas du cilium, sorte de poil minuscule se trouvant à la surface des cellules de nombreux animaux et plantes et qui sert à faire bouger les fluides à leur surface.
Les cilia sont composés d’au moins une demi-douzaine de protéines, qui ont toutes un rôle à jouer dans le fonctionnement de l’ensemble. En l’absence de la première, les cilia sont rigides ; si c’est la seconde qui manque, le système se brise dès que le cilium bouge, etc. Bref, le cilium est semblable au piège à souris : il est complexe ou il n’est pas. Par conséquent, selon Behe, il n’a pu évoluer à partir de formes primitives, être issu de mutations ou d’un processus de sélection naturelle. Autrement dit, la théorie de l’évolution est fausse. Behe a beau admettre que le Design n’explique pas tout (« The fact that some biochemical systems were designed by an intelligent agent does not mean that any of the other factors are not operative, common, or important », (Pennock, 2001, 255), il est cependant évident qu’il constitue pour lui la solution la plus logique aux mystères posés par la biologie moléculaire.
Le livre du professeur associé de biochimie de Lehigh University s’achève sur ce conseil aux scientifiques : ceux-ci devraient savoir admettre leurs erreurs et suivre les preuves là où elles les mènent, même lorsque le modèle envisagé leur semble favoriser telle ou telle religion. En son temps, l’hypothèse du Big Bang fut rejetée par certains scientifiques comme Eddington sous prétexte qu’elle promouvait l’idée d’un Créateur. Aujourd’hui, elle est largement admise au sein de la communauté scientifique. Pourquoi n’en irait-il pas de même pour l’Intelligent Design ?
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
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