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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Dans ce livre-pamphlet (Darwin on Trial), Johnson ne réfute pas entièrement la théorie de l’évolution. Il cite lui-même l’exemple des papillons blancs qui seraient progressivement devenus noirs à cause de la pollution. Il reproche en revanche aux évolutionnistes d’affirmer à partir d’une très faible quantité d’observations comment les arbres, les singes et toute la création sont apparus. En d’autres termes, il reproche à l’évolutionnisme sa tendance au dogmatisme (Johnson va jusqu’à parler de « Darwinist religion »).
Dans le collimateur de Johnson, on trouve en fait la communauté scientifique dans son ensemble. Pour l’ancien professeur de droit de Berkley, celle-ci est régie par une doctrine hautement controversée : la philosophie naturelle ou naturalisme (que Johnson affuble intentionnellement de l’adjectif « theistic » afin d’en souligner le caractère discutable). Le naturalisme exclut le recours au surnaturel pour expliquer le monde. Selon Johnson, il est insupportable d’obéir à cette méthode qui laisse de nombreux phénomènes inexpliqués. Pourquoi les scientifiques seraient-ils les seuls à édicter les règles modernes du savoir ? Pourquoi ne prend-on pas en compte les remarques des créationnistes, qui sont selon Johnson des personnes sincères, s’interrogeant avec raison sur l’origine du monde qui les entoure ?
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
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