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L'histoire scientifique des races

Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.

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Le fonctionnement des appareils photos

Nous avons déjà tous prix des photos. On appuie sur le bouton et hop, un moment immortalisé ! Mais nous savons moins d'où le procédé vient, et comment cette petite boite fonctionne...

Les médecins sont-ils manipulés par les laboratoires pharmaceutiques ?

Quand vous passez voir votre médecin en fin de journée, il est fort probable qu’il se soit entretenu un peu plus tôt avec un « visiteur médical ». Derrière cette appellation énigmatique se cache un commercial dont le rôle est de vanter les mérites des médicaments conçus par le laboratoire pharmaceutique qui l’a engagé. L’activité du visiteur médical reste peu connue du grand public et, malgré son encadrement par une charte éthique, elle soulève de nombreuses questions.

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Rémy Mosseri

Chercheur CNRS au laboratoire de physique théorique des liquides (LPTL) de Jussieu, Rémy Mosseri est également responsable du comité Paris-Centre pour l’année mondiale de la physique (AMP 2005). Réflexiences est allé l’interviewer.



Réflexiences : Comment vous est venue la vocation de chercheur ?

Rémy Mosseri : J'étais plutôt bon en physique et en mathématiques au lycée, et donc naturellement orienté vers une Terminale C (actuellement Terminale S). Apres j'ai continué à l'université, sans avoir trop d'idée sur ma future carrière, et ce n'est qu'après ma maîtrise de physique que je me suis dit que j'allais faire de la recherche. Apres ma thèse de physique, je suis rentré au CNRS. On ne peut donc pas dire que c'était un parcours prémédité de longue date, bien que je savais, d'une façon ou d'une autre que j'allais faire des sciences.

R. : Qu'est-ce-que vous aimez dans le métier de chercheur ?

R.M. : Ce qui m'attire dans le métier de chercheur, c'est d'abord la part importante de liberté qui le caractérise. Liberté dans nos sujets de recherche, avec néanmoins des contraintes, parfois pesantes, pour trouver les financements. Mais liberté également dans l'organisation de ce travail. Ce n'est pas en général un milieu où règne une forte hiérarchie, même si on reste très évalué. Mais c'est surtout pour nous dire après coup si on a eu raison, nous faire des remarques. Il y a également un coté international passionnant. On est très facilement amené à rencontrer d'autres chercheurs qui partagent nos interrogations dans pleins de pays. On voyage régulièrement, et cela aide à donner une vision du monde qui n'est pas uniquement centrée sur la France. De plus, avec Internet, on reçoit chaque jour les contributions scientifiques de nos collègues, sur lesquelles on peut réagir et dialoguer immédiatement. Il faut savoir que la recherche peut devenir une obsession quasi permanente. La journée de travail ne s'arrête pas lorsque l'on sort du laboratoire. On continue à y penser le soir et pendant le week-end. Il y a enfin l'aspect complètement excitant de trouver quelque chose qui n'avait pas été trouvé par d'autres. En conséquence, il est finalement assez rare d'entendre un chercheur dire "vivement les vacances".

R. : Quels conseils pourriez-vous donner à un jeune étudiant qui voudrait faire de la recherche ?

R.M. : La recherche est multiforme : fondamentale ou appliquée, théorique ou expérimentale, sans d'ailleurs que ces différents termes s'excluent nécessairement. Suivant la personnalité de l'étudiant, il ou elle peut s'orienter dans une direction ou dans une autre en fonction de ses capacités, de ses caractéristiques psychologiques, de ses souhaits…

Par exemple, un théoricien sera souvent plus solitaire qu'un expérimentateur. Quand on parle de recherche il y a le chercheur individuel, la recherche en petites équipes, ou la recherche dans les grands instruments internationaux comme le CERN (centre européen de recherche nucléaire) où là il s'agit de centaines de personnes autour d'un projet, donc d'un vrai travail d'équipe. L'autre conseil serait d'essayer de suivre un cursus plutôt généraliste, surtout au début. On est amené à changer de thème de recherche au cours de sa carrière. Si l'on prend ma discipline, la physique, on y trouve déjà des thèmes très différents. Mais on pourra également (et cela se voit de plus en plus) avoir envie de travailler à l'interface de la physique et d'autres sciences, comme la biologie, ou bien les sciences de la Terre. Il peut donc être payant, sur le long terme, d'avoir une large culture générale.

R. : Vous êtes également responsable du comité Paris-Centre pour l'année mondiale de la physique 2005. Qu'attendez-vous d'un tel évènement ?

R.M. : J'y vois trois objectifs principaux. Tout d'abord il s'agit d'expliquer au plus grand nombre que la physique, au-delà d'un passé glorieux (nous fêtons en 2005 le centenaire des contributions révolutionnaires d'Einstein), recèle toujours de nombreuses interrogations, et a donc un avenir très ouvert. Pas seulement au cœur de la discipline, mais également aux interfaces avec d'autres sciences. Nous voulons aussi insister sur le fait que des possibilités importantes de développement et d'emploi sont à trouver au niveau de l'innovation. Et que pour répondre à cette demande, il est essentiel de former plus les jeunes aux études scientifiques, et donc déjà de les convaincre de s'orienter dans cette direction.

Pour finir, nous, les citoyens et nos élus, sommes de plus en plus confrontés, dans les débats de société, à des choix scientifiques et/ou éthiques, que ce soit au niveau du génome, de la pollution, de l'énergie… Une des conditions de l'exercice de la démocratie, c'est que le citoyen ne soit pas simplement spectateur de débats entres experts. Il est de notre responsabilité, comme scientifiques, de contribuer à l'information et à la culture scientifique du public.

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Dossier réalisé par Stéphane Lelièvre

 
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