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L'histoire scientifique des races

Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.

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Dossiers Réflexiences

Le procès du singe

Juillet 1925. John Scopes est accusé d’avoir enseigné à ses élèves la théorie de l’évolution. La petite ville de Dayton, Tennessee, va vivre l’un des plus célèbres procès de l’histoire américaine.

Rémy Mosseri

Chercheur CNRS au laboratoire de physique théorique des liquides (LPTL) de Jussieu, Rémy Mosseri est également responsable du comité Paris-Centre pour l’année mondiale de la physique (AMP 2005). Réflexiences est allé l’interviewer.

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Michel Ezanno ou le bon sens de l'écologie

Enseignant, Michel Ézanno est avant tout un citoyen soucieux du monde dans lequel il vit. L’écologie, avant d’être politique, est pour lui affaire de choix personnel.



Réflexiences : Il y a une dizaine d'années, vous avez construit une maison en bois équipée d’un chauffage géothermique (voir ci-contre). Pourquoi ces choix ?

Michel Ezanno : Avant tout pour des raisons écologiques. Mais il se trouve que c’est également très rentable : avec une maison hyper isolée naturellement, nous avons une facture de chauffage très allégée.

RX : A combien cela vous est-il revenu ?

M.E. : Nous souhaitions un chauffage par le sol qui offre de multiples avantages : pas de convection, donc mouvements de poussières moindres, possibilité d'une mezzanine... et bien sûr une bonne chaudière coûtait cher. Pour une maison de 160m², nous en avons eu pour 39 000 F en 1996 (6000 €). Sachant que nous faisons à peu près 1 000 € d’économies par an, l’investissement est vite rentabilisé !

RX : Avec le recul, que pensez-vous de votre choix ? Est-ce une solution miracle ?

M.E. : La formule que nous avons adoptée pour la géothermie ne nous permet pas de régler de façon précise la température pièce par pièce. C'est toutefois un système très efficace. Il n'y a pas de solution miracle, mais c'est une excellente alternative à un chauffage classique, d’autant plus que certains systèmes permettent de chauffer l’hiver et de rafraîchir l’été !

RX : Avez-vous d’autres projets pour l’avenir ?

M.E. : L’énergie solaire est maintenant beaucoup plus intéressante, que ce soit au niveau du prix, de la fiabilité ou de l’efficacité. Un chauffe-eau solaire, en Bretagne où je vis, est devenu abordable grâce aux crédits d'impôts, par exemple. Le principe consiste à chauffer le ballon d’eau chaude grâce à l’énergie solaire, et plus uniquement par l’électricité. Avec ce système, on parvient à chauffer 65% du ballon. L’éolien, par contre, n’est pas rentable pour le particulier.

RX : Comment favoriser ce type d’initiative à une plus grande échelle ?

Il y a déjà ce que fait l’Etat avec le crédit d’impôts, mais ça reste léger. C’est une bonne chose, bien sûr, mais il y a plein d’incohérences. Actuellement, il est interdit de mettre du colza dans son moteur diesel, alors que moi, une odeur de frites qui me suit partout, ça me ferait plutôt plaisir ! (rires). Pour l’instant, c’est plutôt chacun qui se débrouille dans son coin, chacun avec sa conscience. De nombreuses possibilités existent, mais le gaspillage est énorme. Rien que pour faire marcher les appareils en veille, il faut une centrale nucléaire : c’est effrayant !

RX : Vous voyez-vous comme un écologiste ?

M.E. : Je n'aime pas ce terme car il est trop politisé. Mais je crois simplement qu’il est temps de réagir face au réchauffement de la planète. C’est une simple question de bon sens. L'écologie concerne tout le monde. C'est dommage d'entendre des gens dire qu'on a encore le temps devant nous, quand on voit par exemple la banquise qui se réduit comme une peau de chagrin. Les mentalités changent, mais un peu trop lentement si l’on compare ça au réchauffement de la planète, qui de son côté croît de manière exponentielle. Quand on entend ceux qui veulent aller sur Mars parce que la Terre est déjà morte...

RX : Dans l’ensemble, vous êtes donc plutôt pessimiste ?

Globalement, oui, même si j’espère bien me tromper ! Je suis un amateur d’aquariophilie, et je sais à quel point les écosystèmes marins évoluent rapidement : les poissons peuvent mourir très vite. Les dinosaures se sont éteints parce qu’ils n’ont pas pu s’adapter au changement de leur milieu. L’homme a beau être très intelligent, on ne sait pas s’il va pouvoir s’adapter aux changements qu’il est lui-même en train de créer.

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Dossier réalisé par Jérémie Pottier

 
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