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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Eugénisme, détournement de la recherche, mise en scène du malheur : le Téléthon a souvent suscité la controverse. Où en est-on aujourd'hui ? Réflexiences fait le point.
Chercheur CNRS au laboratoire de physique théorique des liquides (LPTL) de Jussieu, Rémy Mosseri est également responsable du comité Paris-Centre pour l’année mondiale de la physique (AMP 2005). Réflexiences est allé l’interviewer.
En l'espace de quelques décennies, la législation s’est positionnée sur la parité... Mais qu'en est-il du cadre social ? Si l'on regarde les chiffres de 2005, seulement 27% des chercheurs en France sont des femmes.

Pour les étudiantes, la situation n'est guère plus brillante, car si les femmes sont présentes en majorité dans l'enseignement supérieure (57%, en 2003-2004), elles ne sont plus que 30% en sciences fondamentales et applications.
Pire, même, plus on s'élève dans le "grade", moins la proportion de femmes est grande. Même chose du côté des enseignants-chercheurs : on retrouve 39% de femmes aux postes de maîtres de conférences et seulement 16% aux postes de professeurs (2003).
Dans les institutions de recherche, le constat est le même : 39% des chargés de recherche et 22% des directeurs de recherche sont des femmes (en 2002). Question rémunération, le problème est encore le même : le salaire des femmes est globalement inférieur à celui des hommes, dans la recherche privée ou publique (l’écart atteint 20% pour les ingénieurs du privé de 40-50 ans).
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
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