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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Il a fallu 50 ans pour admettre que les continents se déplacent ! Retour sur une des plus longues controverses de l’histoire des sciences.
Le monde de la recherche n’est pas un modèle de parité. Les femmes y sont trois fois moins nombreuses que les hommes et malgré une législation égalitaire, elles doivent toujours faire face à des mentalités héritées des siècles passés.
2005 : belle année pour les femmes de sciences ! En janvier, le président de l'Université de Harvard affirmait que "des différences naturelles entre les sexes expliqueraient pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes à faire carrière en maths et en sciences" avant d'ajouter quelques jours plus tard, dans une "lettre d'excuse" (un poil ratée, pour le coup) : "les hommes obtiennent de meilleurs résultats lors des examens, et personne ne sait pourquoi, la cause est peut-être d'ordre biologique".

Plus récemment, on apprenait la nomination de 12 hommes au conseil d'administration du CNRS, ce qui faisait un total de 20 hommes pour une seule femme ! Face à ce déséquilibre, Elisabeth Dubois-Violette (voir son interview) avait, avec d’autres femmes, lancé une pétition pour demander une meilleure représentation des femmes au sein des instances dirigeantes. Le Ministre délégué à l'enseignement et à la recherche, François Goulard, avait alors répliqué à un journaliste du Monde : "Le problème vient de ce que cette dame se serait bien vue à un poste de direction. La question est de savoir si elle était la plus désignée pour celui-ci." Et il ajoutait, en se tournant vers sa collaboratrice : "Maintenant, si ça peut vous faire plaisir, je peux nommer mon assistante". La suite de l'histoire, elle, est plus correcte : le ministre rencontra une délégation des femmes scientifiques (parmi lesquelles Mme Dubois-Violette, qui s'avère posséder le grade de "directrice de recherche de classe exceptionnelle") et annonça "souscrire sans réserve" aux positions exprimées par la scientifique.
Sans s'attarder sur ces histoires, on constatera simplement que les femmes doivent encore, en 2005, subir des remarques pour le moins désobligeantes. Et pourtant, leur place au sein de la communauté scientifique a considérablement évolué ces derniers siècles ! Il y a 200 ans, on les dotait tout juste de raison, il y a 100 ans, on disait leur cerveau inapte aux sciences, et il y a 30 ans seulement, elles avaient enfin le droit de suivre les mêmes programmes que les hommes, dans toutes les sections d’enseignement.
Dossier réalisé par Jérémie Pottier
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Commentaires
catou
voilà un article qui me semble intéressant, j'aimerais bien faire circuler un peu plus ce genre d'infos au cemagref !!
Et pourquoi les femmes ne décideraient elles pas de faire grève une bonne fois pour toute. Nous passerions une bonne journée entre nous quel que soit notre niveau d'étude et nous montrions enfin que sans nous les "patrons, sans connotation syndicale parce qu'en France cela fait peur, reconnaitraient enfin que depuis de nombreuse années ils payent 2 personnes pour le prix d'une. C'est à dire que pour le même prix ils ont un couple. Si les hommes acceptent cela moi , femme, je ne l'accepte pas. Hors de questions que je sois moins payée qu'un homme de la génération précédente parce que je suis une femme et qu'avec un peu de chance j'ai un mari.