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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Avec le développement des jeux vidéo interactifs et des univers persistants en ligne (comme Second Life), nous sommes pratiquement tous déjà entrés dans un monde virtuel. Grâce à des technologies d’interaction de plus en plus poussées, nous pouvons voir et entendre le virtuel, mais qui peut se vanter de l’avoir déjà touché ? Image : © Manu M
Là, ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui s'en chargent la plupart du temps. Mais des médicaments très efficaces ont également été mis au point par des laboratoires de recherche académique. Produire une molécule innovante nécessite en moyenne 8 à 12 ans de recherches. Au total, sa production coûte de 100 à 600 millions d'euros, soit 48% environ des dépenses des laboratoires.
Première étape : il faut trouver une substance naturelle active, qu'elle soit d'origine végétale, animale ou minérale. Comment s'y prennent les laboratoires ? Le screening est une méthode laborieuse puisqu'il s'agit de passer en revue toutes les espèces et de les tester en laboratoire afin de connaître leurs propriétés chimiques. Quand on sait qu'il existe près de 800 000 espèces végétales sur Terre, et qu'on en a étudié seulement 2500, on s'aperçoit qu'il y a encore du boulot. L'ethnopharmacologie consiste à reprendre en les améliorant, les vieux remèdes de nos grands-mères ou encore, ce qui passe à nos yeux pour des recettes de sorciers à l'étranger. C'est le cas de la pervenche de Madagascar qui possède des propriétés anticancéreuses. Enfin, le hasard a aussi son importance. Alexander Fleming a découvert la pénicilline grâce à des ustensiles sales qu'il avait laissé traîner ! Aujourd'hui, cette molécule est utilisée dans les antibiotiques.
Deuxième étape : une fois la substance trouvée, il faut être capable de la reproduire en laboratoire. Soit par utilisation de la biosynthèse qui consiste à faire fabriquer la substance active par la nature, technique qui présente l'avantage d'être reproductible, pas chère et qui permet de produire des grandes quantités. Soit par modification structurale d'une molécule que l'on possède déjà, c'est ce que l'on nomme une copie améliorée. Il est possible par exemple d'obtenir, en modifiant la structure de la morphine, de la codéine, antitussif* aux effets beaucoup plus atténués que la morphine. Soit par l'invention de molécules, à partir de molécules dont on connaît l'activité. Par exemple l'ajout d'atomes de fluor peut améliorer les propriétés des molécules.
Troisième étape : la molécule synthétisée doit être testée. A chaque étape, la molécule peut être abandonnée si son effet n'est pas jugé satisfaisant. D'abord, les tests se font sur des cellules et des tissus. Puis, sur des animaux, le plus souvent des souris, des rats mais aussi des chiens et rarement des singes. Cette phase est indispensable puisqu'elle permet d'acquérir un maximum de données sur les effets positifs et négatifs de la molécule. Enfin, la phase clinique avec des tests sur l'homme, permet d'établir le rapport entre bénéfices et risques à l'utilisation du médicament, et permet d'évaluer la probabilité de guérison. Cette phase se déroule en 3 temps : des tests sur des hommes sains (phase I), puis sur des hommes malades (phase II), enfin sur des centaines, voire des milliers de malades (phase III). Les essais sur les personnes sont réglementés dans le cadre de la loi Huriet de 1988 : les personnes doivent être clairement informées sur les objectifs et les risques des essais et elles doivent fournir un consentement libre et éclairé. En moyenne sur 10 000 molécules testées, seules une à deux se retrouveront chez le pharmacien !
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