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En 1932, Fred Griffith, microbiologiste anglais, travaille sur deux souches de pneumocoques*, une lisse (S) mortelle et une rugueuse (R) non létale, afin de trouver un vaccin contre la pneumonie (voir schéma ci-dessous). Il découvre que les bactéries R, mélangées aux bactéries S, tuées préalablement par chaleur, acquièrent un caractère pathogène (c’est-à-dire qui entraîne une maladie) qu’elles ne possédaient pas auparavant. Ceci suggère donc qu’il y a eu transfert d’une substance chimique entre les bactéries vivantes et les bactéries mortes, qui confère aux bactéries R de nouvelles propriétés génétiques. Pour Griffith, ces résultats semblaient si incroyables qu’il attend quatre ans avant de les publier.

La nature de la substance chimique découverte par Griffith sera comprise en 1944 par l’équipe d’Oswald Avery à l'Institut Rockefeller de New-York, qui découvre, après 10 longues années d’études, qu’il s’agit de l’ADN. La transformation de la bactérie R est due à l’intégration, dans sa cellule, d’un fragment d’ADN provenant de la bactérie S. Cependant ces résultats sont accueillis avec beaucoup de scepticisme. La communauté scientifique n’accepte pas le fait que l’ADN puisse être le support de l’information génétique : elle considère que l’ADN n’est qu’une simple molécule incapable de véhiculer une information complexe et qu’il ne s’agit que d’un enchaînement monotone et répétitif de quatre bases azotées. Ce sont les principaux constituants de l’ADN. Il en existe 4 différents : l’adénine, la thymine, la cytosine et la guanine. Leurs abréviations respectives sont donc A, T, C et G.
Dossier réalisé par Nathalie Dubois
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