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Ce sont les scientifiques du XVIIIe siecle qui ont pour la premiere fois classé l'espece humaine en différentes "races". Retour sur l'histoire d'une théorie qui a dérivé de maniere tragique dans la sphere publique.
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Y’aurait-t-il un mouvement de fanatisme religieux parmi les scientifiques ? L’expression « particule Dieu » est sur toutes les lèvres depuis qu’elle a quitté celles de Leon Lederman , prix Nobel de physique. Cet été un accélérateur de particules titanesque, le Large Hadron Collider (LHC), promet sa découverte. Plus communément appelée boson de Higgs, cette particule sacrée serait ni plus ni moins la clé de la compréhension de l’Univers.
Nous expérimentons au quotidien de nombreuses forces de natures différentes ; elles nous semblent innombrables et pourtant les scientifiques sont parvenus, au fil des siècles, à les classer, à les regrouper et à les unifier dans 4 grandes catégories. Découvrez ici le grand classement des forces de la nature...
Cependant, le transfert des compétences n’est pas simple. Pour Mohamed Ali, la priorité est d’acquérir un savoir-faire technique. Il est plus intéressé par les produits de la science que par la science elle-même et il ne recherche que des experts ingénieurs (il n’y aucun transfert en sciences fondamentales). Il se méfie des savants qui pourraient remettre en cause l'absolutisme de son pouvoir ; et pour cette raison, il refuse de créer des centres scientifiques. De plus, pour ne pas mettre le pays sous la coupe des experts européens, Mohamed Ali souhaite former les Egyptiens aux techniques modernes. Mais la langue pose problème : les experts ne parlent pas arabe et il faut donc trouver des solutions pour transférer les connaissances aux égyptiens. Dans la plupart des cas, on adjoint des étudiants égyptiens aux experts étrangers sur les chantiers, et ils apprennent les techniques en reproduisant les gestes des Européens. L’Egypte envoie également des jeunes Egyptiens en Italie dès 1810 et en France dès 1826 pour les former directement à la source. Enfin, Ali crée sur le territoire égyptien des Ecoles Supérieures : Ecoles militaires (infanterie, cavalerie, artillerie, état-major), Ecoles d’ingénieurs (travaux publics, transports, etc.), Ecole de Médecine, Ecole de Pharmacie, etc. Cependant, la langue arabe est également un obstacle pour les experts qui refusent de l’apprendre. En 1836, on crée donc une Ecole des langues pour former les traducteurs.
Les experts médiateurs sont des Européens qui partent volontairement de leur pays pour proposer une organisation des savoirs qui correspond à leur idéologie. La médiation égyptienne (on appelle les experts des « médiateurs » car ils permettent le passage du système européen au système souhaité en Egypte) n’est donc pas liée à une politique coloniale, les experts partent de leur propre volonté. Ainsi, Antoine Barthélémy Clot est un médecin marseillais qui décide de s’expatrier en Egypte pour fonder le service de santé de l’armée. Il s’installe même durablement et fonde l’Ecole de Médecine accompagnée d’un réseau d’hôpitaux. Charles Lambert, quant à lui, est un Saint-Simonien major de Polytechnique qui choisit d’aller vivre en Egypte en 1833. Cependant, comme il rentre au service du pouvoir égyptien, il est déchu de sa nationalité française. Mais ça ne l’empêche pas de remettre sur pied et de diriger l’Ecole d’Ingénieur de 1837 à 1850 selon le modèle de l’idéologie saint-simonienne, c’est-à-dire le modèle de l’Ecole Centrale créée pour contrer l’Ecole Polytechnique jugée trop peu « industrieuse ». Mais dès l’ouverture de son Ecole d’Ingénieurs, il se retrouve confronté à un problème inattendu : les élèves égyptiens réclament plus de théorie ! Lambert se voit donc contraint de rajouter des mathématiques dans son enseignement, qui devient ainsi plus complet, et surtout meilleur que celui dispensé à l’Ecole Centrale. L’Ecole égyptienne est rapidement qualifiée de « temple de la science moderne ».
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