Chroniques d’une anthropologue biologique en déroute
Bonjour. Je me m’appelle Anne-Sophie. Cette aventure que je vous propose de partager a commencé l’année dernière quand le hasard d’une rencontre de couloir* m’a propulsée anthropologue en partance pour la Tunisie…
Suite à mes études en Sciences de la Terre, j’ai en effet suivi un cursus de Master (ex-Maîtrise et DEA) en « anthropologie biologique et paléoanthropologie » à l’Université à Bordeaux.
C’est à ce titre que j’ai eu la chance d’aller fouiller les inhumations d’adultes de la nécropole romaine de Pupput, située à Hammamet en Tunisie. À deux pas des touristes, des stations balnéaires, s’étend un haut-lieu de la culture de l’Afrique Romaine : l’antique cité de Pupput. À quelques 70 kms de Carthage (devenue, après sa chute en – 146 av J-.C., capitale de la province Africa), cette nécropole nous révèle la réalité des petits-gens de cette province, oubliés dans les écrits. L’archéologie y fait revivre les hommes et leur respect des morts du Ier siècle av. J-.C. au Vème siècle ap. J-.C.
Pour vous permettre d’apprécier au mieux l’oisiveté de vos vacances d’été, je vous propose de me suivre dans mes nouvelles aventures. Le site étant en cours de fouilles, et seulement en partie publié, je ne vous dévoilerais aucunes informations d’ordre scientifique, mais seulement les péripéties liées à mon métier…
Savez-vous ce qu’est un anthropologue biologique ?
L’anthropologue biologique est un spécialiste de l’étude des populations humaines du passé, à ne pas confondre avec l’anthropologue social, qui étudie les populations (ou ethnies, d’où son autre nom « ethnologue »). Pour étudier « biologiquement » les populations du passé, il utilise les restes humains que celles-ci ont laissées : ses ossements, ses dents, ou parfois même ses restes momifiés. De là, dans son laboratoire, il tire de ces restes osseux diverses informations sur leur propriétaire : sexe, âge au décès, pathologies…
Comme très souvent on retrouve ces restes squelettiques en sépulture, l’anthropologue est sollicité directement sur les fouilles archéologiques, car grâce à ses connaissances de l’anatomie humaine et des processus de décomposition, il peut « lire » la sépulture en terme d’architecture funéraire. Ainsi, un corps enterré dans un cercueil ou en pleine terre ne portera pas la même « signature ». Ainsi, le rôle de l’anthropologue biologique ne se limite pas à un travail de laboratoire. Mais il n’est pas toujours facile de passer du laboratoire universitaire à la réalité du terrain…
Mais, si voulez suivre cette équipée, vous le découvrirez bien par vous-même… A raison d’une fois par semaine ! Décollage pour la Tunisie programmé le lundi 21 Mai, retour le 21 Juin**. A bientôt pour le début de ces aventures !
Anne-Sophie
* Un couloir du laboratoire d’anthropologie des populations du passé de l’université Bordeaux 1.
** Pour la fête de la musique, évidemment !

21/05/2007 � 5:03 pm
youhouhou, ça y est, je suis viendue sur le site, de gros bisoux… a très vite
26/05/2007 � 10:04 pm
c’est trés bien, comme ça on sera toujours ou tu es.
bisous les campinois