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Auteur : Jérôme Nicolle
Date : 31/01/2007
Arrêter de fumer est une tâche très ardue. Pourtant, il est de plus en plus difficile de consommer sa dose de nicotine dans les lieux publics où les interdictions font rage. Stopper la cigarette est plus que jamais d’actualité, et pourtant aucune méthode scientifique n’a encore été trouvée pour aider ces pauvres fumeurs à dire « demain j’arrête »…
Le chercheur A. Bechara (Université de Californie du Sud) a remarqué que les fumeurs parvenaient une bonne fois pour toute à arrêter de fumer quand une zone précise du cerveau était détruite ou endommagée.
Cette zone du cortex cérébral nommée « insula » ou « île de Reil » a donc concentré les efforts des chercheurs qui ont remarqué que plus elle était active lors d’une prise de décision chez un sujet toxicomane, plus celui-ci risquait de rechuter.
A. Bechara a étudié l’impact de l’activité de cette zone sur la dépendance à la cigarette.
Son étude a montré que les fumeurs dont l’insula était détruite suite à un accident parvenaient plus facilement à arrêter de fumer que les autres (plus rapidement, plus facilement, et sans rechute).
Notons que ces personnes « sans insula » présentaient aussi des destructions de régions cérébrales adjacentes : il est donc possible que d’autres zones proches jouent également un rôle dans l’addiction au tabac.
Mais les chercheurs privilégient la piste de l’insula, car cela confirme un phénomène déjà connu : l’insula est le centre de la dépendance subjective aux drogues.
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