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Auteur : Elsa Godet
Date : 29/06/2005
Le verdict a été rendu ce matin, depuis Moscou : ITER sera implanté dans le sud de la France, sur le site de Cadarache.
Depuis 3 ans la bataille pour le réacteur thermonucléaire a été rude. Tellement rude, que l'Espagne a décidé de retirer sa candidature en novembre 2003, et que le Canada n'a pas pu poursuivre, faute de financements.
En janvier 2004, la bataille prend un nouveau tournant avec le soutien des Etats-Unis apporté à la candidature japonnaise. La France, soutenue quant à elle par l'Europe, affrontera alors pendant un an et demi le Japon sur un terrain devenu plus politique que scientifique.
Au final, le Japon perd ITER, mais il obtient de bonnes compensations : il ne finance que 10% de la construction du réacteur et il dispose de 20% du personnel total et de 20% des contrats industriels liés à la construction. Il a également obtenu la direction de la gestion d'ITER.
Tout le monde y trouve donc son compte, sauf les écologistes qui ne croient pas à la "non dangerosité" de la fusion. De plus, alors que certains scientifiques affirment qu'il s'agit du mode de production d'énergie inépuisable du futur, Greenpeace juge qu'il est aberrant d'investir des milliards d'euros dans un projet qui n'est pas certain d'aboutir.
En effet, il n'est pas du tout évident que l'on parviendra à passer un jour de la recherche expérimentale (ce que fera ITER) à l'application industrielle. Alors ne vaut-il pas mieux concentrer d'abord nos efforts sur l'objectif crucial fixé pour 2050, à savoir la réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre ?
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