Un robot boîteux ?

Hod Lipson, Victor Zykov et Josh Bongard, des Universités de Cornell et du Vermont, ont récemment poussé plus loin la notion de robot « intelligent ». Leur dernière création est en effet capable de s’adapter à un handicap, comme par exemple la perte d’un membre, afin de continuer à se déplacer efficacement avec des capacités motrices limitées.
En pratique, le robot ne connaît pas exactement sa propre forme. Il sait qu’il est constitué de différents éléments, mais il ne connaît pas leur agencement. Il va donc procéder, via des capteurs placés sur les articulations, à une batterie de tests permettant de choisir la configuration la plus probable de ses membres. Supposons maintenant qu’on lui enlève une patte, le robot va relancer ces tests afin d’appréhender sa nouvelle structure, et il pourra se déplacer efficacement à nouveau. Il est ainsi bien plus autonome que des robots plus « classiques », car il peut s’adapter à un éventuel accident sans cesser immédiatement de fonctionner.
Bien qu’encore au stade de prototype, les applications éventuelles de ce robot en font saliver plus d’un. Notamment la NASA qui peine à trouver des techniciens disponibles sur place quand des avaries surviennent, et qui verrait donc sa tâche grandement facilitée par l’utilisation de telles machines.
Même si on est encore loin des robots d’Asimov, ce premier stade primitif de « conscience de soi » chez un robot a de quoi titiller l’imagination. Un robot qui marche avec autant d’aisance, ça nous fait entrer à grand pas dans la science-fiction !

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