RX > Actualité > Virus

Les abeilles exterminées par un virus ?

On le sait, les populations d’abeilles sont en train de décliner à un rythme alarmant, à un tel point que certains spécialistes n’hésitent pas à affirmer que les abeilles pourraient définitivement disparaître. Le syndrôme d’effondrement des colonies, ou CCD (colony collapse disorder) est une phénomène récent (fin 2006), qui touche de nombreuses colonies. Le schéma est tout le temps le même : des ouvrières partent à la recherche de pollen, et ne rentrent jamais à la ruche.

Une première étude sur les causes de ce CCD a été publiée vendredi dans la revue Science. En comparant l’ARN de micro-organismes présents dans des colonies saines de celui de micro-organismes présent dans des colonies malades, les chercheurs ont détecté qu’un virus, baptisé IAPV, était présent dans toutes les colonies malades sauf une. Il est donc possible que ce virus soit à l’origine de l’extermination que subissent actuellement les abeilles, même si celle-ci pourrait provenir d’une accumulation de facteurs.

Parallèlement, dans une étude à paraître dans le Journal of General Virology, le découvreur de l’IAPV aurait montré que les abeilles mourraient deux jours après qu’on leur ait innoculé le virus. L’origine géographique du virus reste incertaine, mais les soupçons se portent sur l’Australie, d’où provient la seule colonie de l’étude qui n’était pas victime du CCD et dont les membres étaient pourtant porteurs du virus.

Bref, l’enquête continue…

Recommander cet article :

» Déposez un commentaire

Les pratiques sexuelles orales augmenteraient le risque d’avoir un cancer de la gorge

Des virus, les human papillomavirus (HPV), déjà mis en cause dans les cancers utérins, seraient également responsables de déclencher des cancers de la gorge.

Les virus HPV se transmettent aux partenaires entre autre par le sperme et peuvent alors provoquer un cancer de l’utérus ou de la gorge lors de la pratique d’une sexualité orale.

Une étude récente de cancérologues du John Hopkins Hospital de Baltimore, montre que le sexe oral serait un facteur plus important dans le développement d’un cancer de la gorge que le tabac ou la boisson.

Les chercheurs ont récolté des échantillons de sang et de salive de la gorge de 100 patients atteints de certaines formes de cancers de la gorge et de 200 patients sains pour comparaison. En analysant les pratiques sexuelles et les consommations d’alcool et de tabac, il ressort que les gens qui avaient eu une infection antérieure aux HPV étaient 32 fois plus susceptibles d’avoir ce cancer et 58 fois plus avec une version agressive du virus (HPV-16). Par comparaison, la consommation d’alcool et de tabac augmentent de 3 fois le risque d’avoir ce type de cancer.

Les personnes qui ont eu un à 5 partenaire(s) avec qui elles ont pratiqué le sexe oral ont approximativement doublé le risque de cancer de la gorge comparé à celles qui n’ont jamais pratiqué cette activité. Les personnes qui ont eu plus de 5 partenaires ont un risque de 250 %.

Les émetteurs de cette étude encouragent alors les personnes qui pratiquent ce type de sexualité à utiliser des préservatifs afin d’éviter de contaminer leurs partenaires et à se vacciner puisqu’un vaccin contre les HPV est en cours de mise sur le marché.

L’étude ne portant que sur 300 personnes devra être étendue pour que la corrélation entre le HPV et le cancer de la gorge soit validée.

Pour en savoir plus sur les Papillomavirus et leurs effets.

Recommander cet article :

» Déposez un commentaire

Le déclin des oiseaux d’Amérique du Nord

La revue Nature a publié, dans son numéro datant du 17 mai, que des populations d’oiseaux d’Amérique du Nord sont en déclin à cause du virus West-Nile.

Isolé pour la première fois en 1937 chez une femme du district West-Nile, situé en Ouganda, ce virus transmissible à l’homme par piqûres de moustiques, se déclare en général par de fortes fièvres, mais peut, dans des cas extrêmes, entraîner des encéphalites parfois mortelles.

Sept des vingt espèces observées par les services sanitaires américains sont toutes d’habitat périurbain, ce qui expliquerait l’augmentation proportionnelle de personnes infectées par le virus. Les espèces les plus touchées sont la corneille d’Amérique et le merle d’Amérique.

Ce constat de mortalité d’espèce d’oiseaux amène d’autres questions: en effet depuis plus d’un an, des poissons des Grands Lacs d’Amérique du Nord sont touchés par un virus inconnu responsable de septicémie hémorragique. Une mutation et une transmission du virus West-Nile des oiseaux aux poissons, seraient-elles à l’origine de ce nouveau virus?

Plus d’informations sur le virus sont disponibles sur le site de l’Institut Pateur et sur le site du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail.

Recommander cet article :

» Déposez un commentaire


Les flux RSS de Réflexiences
Nos flux RSS : Articles Réflexiences - Actualités sciences

La rubrique Actualité de Réflexiences est propulsée par Wordpress.
Contrat Creative Commons

Les textes des articles sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons.