RX > Actualité > Robot

Un robot qui rit aux blagues

Et si les machines nous volaient le propre de l’homme : l’humour ? Julia Taylor et Lawrence Mazlack, de l’université de Cincinnati, chercheurs en Intelligence Artificielle ont présenté le mois dernier une machine capable de rire à vos blagues. L’humour repose sur des jeux de mots ou des situations subjectives, il est donc extrêmement fastidieux de coder en bits toutes les significations possibles de chaque combinaison de mots.

Pour arriver à inculquer le sens de l’humour à un robot, les chercheurs ont d’abord créés une base de données de mots extraits d’un dictionnaire pour enfants. Ils ont ensuite fourni plusieurs possibilités d’agencements de mots qui engendrent des sens différents. Quand le robot perçoit une nouvelle phrase, le programme analyse l’agencement des mots puis déterminera si la blague est bonne ou si c’est un bide. Quand il perçoit un mot qu’il ne connait pas dans une phrase, le robot effectue une recherche phonétique pour voir si un autre mot correspond mieux au sens de la phrase et si c’est le cas la classe comme une blague. Il reconnaît ainsi les jeux de mots phonétiques.

Ce type de logiciel est destiné à améliorer le contact entre l’homme et la machine, ce qui intéresse plusieurs entreprises qui travaillent actuellement au développement de robots pouvant servir d’assistant ou de compagnon.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Recommander cet article :

» Déposez un commentaire

Un robot boîteux ?

Robot

Hod Lipson, Victor Zykov et Josh Bongard, des Universités de Cornell et du Vermont, ont récemment poussé plus loin la notion de robot « intelligent ». Leur dernière création est en effet capable de s’adapter à un handicap, comme par exemple la perte d’un membre, afin de continuer à se déplacer efficacement avec des capacités motrices limitées.

En pratique, le robot ne connaît pas exactement sa propre forme. Il sait qu’il est constitué de différents éléments, mais il ne connaît pas leur agencement. Il va donc procéder, via des capteurs placés sur les articulations, à une batterie de tests permettant de choisir la configuration la plus probable de ses membres. Supposons maintenant qu’on lui enlève une patte, le robot va relancer ces tests afin d’appréhender sa nouvelle structure, et il pourra se déplacer efficacement à nouveau. Il est ainsi bien plus autonome que des robots plus « classiques », car il peut s’adapter à un éventuel accident sans cesser immédiatement de fonctionner.

Bien qu’encore au stade de prototype, les applications éventuelles de ce robot en font saliver plus d’un. Notamment la NASA qui peine à trouver des techniciens disponibles sur place quand des avaries surviennent, et qui verrait donc sa tâche grandement facilitée par l’utilisation de telles machines.

Même si on est encore loin des robots d’Asimov, ce premier stade primitif de « conscience de soi » chez un robot a de quoi titiller l’imagination. Un robot qui marche avec autant d’aisance, ça nous fait entrer à grand pas dans la science-fiction !

Recommander cet article :

» Déposez un commentaire


Les flux RSS de Réflexiences
Nos flux RSS : Articles Réflexiences - Actualités sciences

La rubrique Actualité de Réflexiences est propulsée par Wordpress.
Contrat Creative Commons

Les textes des articles sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons.