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30 produits phytosanitaires dans l’air francilien

Et oui ! 30, c’est le nombre de pesticides, insecticides et autres fongicides présents dans l’atmosphère de Paris et de sa région proche selon une étude publiée hier par Airparif dans son magazine mensuel.

Cette étude commandée par la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales) a été réalisée au printemps 2006 - quand l’utilisation de produits phytosanitaires est très importante - et a été menée sur autant de sites ruraux qu’urbains (Paris, Seine-et-Marne, Essonne et Haut-de-Seine). On constate, d’après les résultats des 5 200 analyses effectées, qu’il y a 30 produits phytosanitaires dans l’air francilien, sur les 80 utilisés par l’activité agricole et les particuliers. Ces pics de pesticides concordent parfaitement avec les calendriers de l’agriculture intensive. La quantité de ces produits reste cependant moins élévée dans les zones rurales.

Avec une utilisation de pesticides chiffrée à 71 600 tonnes par an, la France est le troisième pays mondial consommateur de ces produits. Mais l’agriculture intensive n’est pas seule responsable. En effet, l’étude montre qu’il y a aussi dans l’air francilien des molécules de produits chimiques utilisés pour les rosiers présents dans les jardins de particuliers, même si le nombre de ces molécules ne représente que 10% des produits chimiques présents dans l’air parisien.

On sait déjà que l’eau contient des produits phytosanitaires. Avec cette étude, Airparif confirme la présence de ces molécules dans l’air, qui sont, de par leur taille de l’ordre du nanomètre (10-9 mètre), faciles à inhaler et donc potentiellement dangereuses pour nos poumons.

Article modifié le 30 juin à 10:00.

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L’air du métro plus pollué que l’air parisien

Vous pensiez protéger l’air parisien en prenant le métro ou le RER. Sachez qu’effectivement les transports en commun sont moins polluants que les voitures particulières mais que les couloirs souterrains sont les endroits les plus pollués de Paris en nombre de particules fines.
Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France en association avec le Ministère de la Santé ont constaté des concentrations très importantes de particules fines au diamètre inférieur à 10 microns (les PM10).

Les concentrations moyennes en PM10 sont de 22 µg/m3 à l’air libre en moyenne dans l’agglomération parisienne et atteignent au maximum 200 µg/m3 sur le périphérique parisien. Dans les différentes gares la moyenne est de 200 µg/m3 dans le métro et 400 µg/m3 dans le RER, avec un record de plus de 1600 µg/m3 à la Gare de Lyon sur le RER A.

Cette pollution est générée par les freinages des trains, l’usure des rails et des roues. Plus, ils roulent vite et transportent de voyageurs, plus le freinage émet de particules métalliques. Ainsi, la ligne 14, équipée de freins électriques reste la moins polluante contrairement à la ligne A avec son million de voyageurs quotidiens.

La pollution souterraine étant de nature différente de celle en surface, ses effets sur la santé ne sont pas exactement connus. Cependant, il est admis que les particules fines en général affectent le système respiratoire et cardio-vasculaire.

Pour un article plus développé.

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