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Quand la Grande-Bretagne était liée au continent

Il va falloir s’y faire : selon une étude publiée dans Nature, la Grande-Bretagne n’a pas toujours été une île !

D’après Sanjeev Gupta, géologiste à l’Imperial College de Londres et co-auteur de la publication, une énorme digue rocheuse s’élevait il y a plusieurs centaines de milliers d’années entre Douvres et Calais. Cette digue délimitait la partie ouest d’un gigantesque lac gelé : la Mer du Nord que l’on connaît aujourd’hui.

Il y a 425 000 ans, après une montée des eaux, le contenu du lac gelé se déversa en partie dans la Manche en passant par dessus la muraille rocheuse, créant ainsi une gigantesque chute d’eau. Le barrage fut passablement entamé par ce déluge, mais l’ensemble tint bon. Il fallut attendre 200 000 ans de plus pour voir le processus se répéter, avec une inondation plus impressionnante encore, qui mit cette fois un terme définitif à l’existence d’un lien terrestre entre la Grande-Bretagne et le continent européen… La Grande Bretagne commençait son existence d’île solitaire.

Cette théorie d’un barrage qui se serait trouvé submergé par les flots avait déjà été formulée en 1985, mais elle n’était à l’époque soutenue par aucune preuve géologique. Ce sont ces preuves que Sanjeev Dupra et son équipe ont regroupées, grâce à un sonar haute-définition qui leur a permis d’identifier, sur les fonds sous-marins, plusieurs éléments caractéristiques des inondations de grande envergure.

Source : Nature, The megaflood that made Britain an island.

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Disparition d’un lac au Chili

Une région de la Patangonie chilienne a vécu récemment un phénomène surprenant. En effet, lors d’une expédition aux alentours du Fjord Tempanos le 27 mai dernier, une équipe de scientifiques a découvert qu’un lac s’est asséché quasiment du jour au lendemain ! “Ils se sont trouvés devant une formidable surprise : le lac avait disparu, purement et simplement. Et nous ne parlons pas d’un petit lac, mais d’un assez grand”, a déclaré Juan José Romero, directeur du Conaf (corps des gardes forestiers chiliens).

Cet assèchement n’est pas sans conséquences : suite à cette volatilisation du lac, le débit d’une grande rivière de Patagonie, située à 2000 km au sud de Santiago, a fortement diminué.

Un rapport des géologues a immédiatement été demandé par le directeur du Conaf pour comprendre cette disparition brutale.

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