Jey, le 12/09/2007. 6 commentaires (ajoutez le vôtre !).
Santé / Médecine
On connaissait les ambitions de la firme californienne en matière de santé (des notes publiques ou de récentes acquisitions ne laissaient aucun doute à ce sujet)… Aujourd’hui, on en connaît un peu plus sur les projets de Google pour investir le marché de la santé, du moteur de recherche.
Quelques professionnels de la santé ont eu accès au “Google Health” (nom de code “Weaver”), et des captures d’écrans ont été publiées. Il s’agirait en fait d’une application où l’internaute rentre toutes les informations médicales qu’il connaît à son sujet : age, sexe, poids, maladies connues, médicaments utilisés, opérations chirurgicales subies, etc… Il pourrait également connecter directement le dossier médical de son pharmacien ou de son médecin à ce système, pour importer directement les données.
L’idée est bien sûr ici de réaliser un dossier médical de suivi complet. Actuellement, 20% des américains ont un dossier électronique, et les différents acteurs de la médecine ont bien souvent du mal à communiquer entre eux, ce qui peut être fatal. Parallèlement, de plus en plus d’individus s’informent en ligne (bien souvent via Google) sur leur santé. Mais plus qu’un dossier médical, ce “Google Health” fournirait également des conseils personnalisés pour la personne, ciblés en fonction des informations qu’il aura donné : conseils préventifs, indications sur les traitements, tests cliniques en cours, interactions entre médicaments…
Il reste de nombreuses difficultés pour parvenir à un service qui fonctionne, et le premier d’entre eux concerne le degré de confiance que les utilisateurs choisiront d’accorder à ce type de service. Accepteront-il qu’un moteur de recherche connaisse tout de leur santé ?
Microsoft, de son côté, est en train de travailler sur un projet similaire. Steve Shihadeh, qui est en charge des projets sur la santé chez Microsoft, a annoncé : “nous sommes en train de concevoir une plateforme de santé complète pour le particulier, et pour nous ce challenge est bien plus important qu’un simple dossier médical, qui ne ferait que gratter la surface”.
Microsoft devrait donner plus de détails sur son fameux projet cet automne, tandis que Google attendra probablement l’année prochaine pour sortir son “Google Health”.
Ci-dessous, quelques captures d’écrans :



Via NY Times et Google Blogoscoped
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Jey, le 10/09/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Santé / Médecine, Technologie, rfid, cancer
En 2005, la FDA américaine (Food and Drug Administration, l’organisme officiel chargé d’approuver ce qui peut être mis ou non sur le marché en matière de médicaments et de denrées alimentaires), autorisait l’implantation des puces RFID dans les organismes humains, estimant que les objets était raisonnablement sûrs.
Cependant, l’Associated Press révélait hier qu’une étude réalisée en 1996 avait prouvé que l’implantation de puces RFID chez des souris ou des rats augmentait de 1 à 10% leurs chances de développer un cancer. Cette étude n’a jamais été mentionnée par la FDA.
VeriChip Corp., société qui fabrique ce genre de puces, et qui espère toucher 45 millions d’Américains, a déclaré ne pas avoir eu connaissance des ces expériences, avant d’ajouter que des millions d’animaux domestiques avaient reçu l’implantation de puces RFID, et qu’aucune tumeur n’avait jamais été détectée. De son côté, la FDA a décliné les demandes de l’Associated Press, qui demandait à connaître précisément les études étudiées pour l’approbation de l’implantation…
S’ajoute à l’affaire un détail politique troublant : à l’époque de l’approbation, Tommy Thompson (qui était encore récemment candidat aux primaires républicaines) était à la tête du Department of Health and Human Services, organisme qui dirige la FDA. Deux semaines après que l’approbation ait pris effet, il rejoignait le Conseil d’Administration de VeriChip Corp. et de sa compagnie mère, Applied Digital Solutions. Contacté par l’AP, Thompson a déclaré qu’il ne connaissait même pas VeriChip Corp. avant qu’il ne quitte l’organisme public.
A l’heure actuelle, 2000 puces RFID ont été implantées chez des êtres humains, et de nombreux autres chez des animaux, sans qu’aucun signe alarmant n’ait été détecté. Il est possible que des cancers se développent chez la souris mais pas sur d’autres organismes… Cependant, des études plus poussées devront être envisagées pour en être certain…
Pour en savoir un peu plus sur ces curieuses puces qui font débat, vous pouvez vous référez aux deux dossiers de Réflexiences sur le sujet :
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Jey, le 10/09/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Espace, dinosaures
L’une des hypothèses les plus souvent avancées pour expliquer la brusque disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années, est celle d’un astéroïde qui aurait percuté la Terre, à l’emplacement actuel du cratère Chicxulub, dans le Yucatán.
Dans une étude parue jeudi dernier dans Nature, une équipe américaine a présenté un scénario qui expliquerait l’origine de l’astéroïde tueur de dinosaures. Ils ont étudié une famille d’astéroïdes, appelée Baptistina, et on calculé à rebours les orbites de ces astéroïdes, et en sont venus à la conclusion qu’ils proviendraient d’une immense collision entre deux astéroïdes de 60 km et de 170 km de large, il y a 160 millions d’années.
Les fragments de cette gigantesque collision se serait disséminés dans le système solaire… Pour tracer l’un de ces fragments jusqu’à la Terre, les chercheurs ont comparés la composition des Baptistina et la composition de l’astéroïde à l’origine du cratère Chicxulub, et il semblerait que les deux soient très proches.
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Jey, le 09/09/2007. 2 commentaires (ajoutez le vôtre !).
Animaux, Environnement, abeilles, virus
On le sait, les populations d’abeilles sont en train de décliner à un rythme alarmant, à un tel point que certains spécialistes n’hésitent pas à affirmer que les abeilles pourraient définitivement disparaître. Le syndrôme d’effondrement des colonies, ou CCD (colony collapse disorder) est une phénomène récent (fin 2006), qui touche de nombreuses colonies. Le schéma est tout le temps le même : des ouvrières partent à la recherche de pollen, et ne rentrent jamais à la ruche.
Une première étude sur les causes de ce CCD a été publiée vendredi dans la revue Science. En comparant l’ARN de micro-organismes présents dans des colonies saines de celui de micro-organismes présent dans des colonies malades, les chercheurs ont détecté qu’un virus, baptisé IAPV, était présent dans toutes les colonies malades sauf une. Il est donc possible que ce virus soit à l’origine de l’extermination que subissent actuellement les abeilles, même si celle-ci pourrait provenir d’une accumulation de facteurs.
Parallèlement, dans une étude à paraître dans le Journal of General Virology, le découvreur de l’IAPV aurait montré que les abeilles mourraient deux jours après qu’on leur ait innoculé le virus. L’origine géographique du virus reste incertaine, mais les soupçons se portent sur l’Australie, d’où provient la seule colonie de l’étude qui n’était pas victime du CCD et dont les membres étaient pourtant porteurs du virus.
Bref, l’enquête continue…
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Myriam, le 23/08/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Animaux, Sciences cognitives, Divers, tentation, chimpanzé, primate, homme, distraction, comportement, cognitif
Encore un point commun entre le comportement de l’Homme et celui du chimpanzé : pour lutter contre la tentation de dévorer des friandises l’attitude adoptée est de se distraire, de s’occuper. Cette découverte a été publiée par deux psychologues Theodore Evans et Michael Beran de l’université d’Atlanta ce mois-ci dans les Biology Letters. Les Chimpanzés avaient à leur disposition un distributeur qui délivre un bonbon toutes les 30 secondes. Si le couvercle du distributeur est soulevé, l’approvisionnement est stoppé. Donc plus l’individu attend, plus il a de sucreries à manger.
Dans leur cage, les quatre chimpanzés adultes résistaient environ 6 minutes avant de mettre la main sur les bonbons. Cependant, s’ils avaient de quoi se distraire (des magazines) ils tenaient plus longtemps : 9 minutes en moyenne. Les chercheurs en déduisent que ces grands singes se divertissent sciemment pour garder leur sang froid et résister à la tentation.
Comme l’humain, les primates ont une conscience d’eux-mêmes par rapport à la tentation et ils savent que la seule façon de résister est de se distraire avec des occupations plus saines. Cette étude montre encore un autre « fossé mental » entre les primates et d’autres espèces animales, qui s’ajoute à une liste d’exploits cognitifs impressionnants tels que l’utilisation d’outils et la projection dans l’avenir.
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Myriam, le 09/08/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Sciences et société, Technologie, Divers, rugby, maillot, silicone, nike, technologie, XV de France, peau
Les joueurs du XV de France porteront pour la coupe du monde de rugby qui a lieu en France dans un mois, un maillot non seulement seyant mais surtout performant.
Des bulles de silicone couvrent les abdominaux, les épaules, le torse et les hanches pour que le ballon mouillé par temps de pluie ne glisse pas au contact de ces zones. Pour que le ballon ne fasse pas savonnette entre les mains des joueurs, des bandes latérales en peau de chamois se situent sur leurs shorts pour se sécher les mains. Comme depuis 2003, le maillot reste ajusté au torse afin de limiter les placages des adversaires ce qui a eu pour conséquence d’accélérer le jeu.
Cette tenue high-tech a été le fruit de plusieurs années de recherche et développement de la part de l’équipementier de l’équipe de France : Nike. En ce qui concerne la couleur du vêtement, le bleu roi sera remplacé par un bleu nuit plus sobre et élégant.
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Myriam, le 03/08/2007. 1 commentaire (ajoutez le vôtre !).
Sciences et société, Sciences cognitives, Technologie, IA, intelligence artificielle, robot, machine, humour
Et si les machines nous volaient le propre de l’homme : l’humour ? Julia Taylor et Lawrence Mazlack, de l’université de Cincinnati, chercheurs en Intelligence Artificielle ont présenté le mois dernier une machine capable de rire à vos blagues. L’humour repose sur des jeux de mots ou des situations subjectives, il est donc extrêmement fastidieux de coder en bits toutes les significations possibles de chaque combinaison de mots.
Pour arriver à inculquer le sens de l’humour à un robot, les chercheurs ont d’abord créés une base de données de mots extraits d’un dictionnaire pour enfants. Ils ont ensuite fourni plusieurs possibilités d’agencements de mots qui engendrent des sens différents. Quand le robot perçoit une nouvelle phrase, le programme analyse l’agencement des mots puis déterminera si la blague est bonne ou si c’est un bide. Quand il perçoit un mot qu’il ne connait pas dans une phrase, le robot effectue une recherche phonétique pour voir si un autre mot correspond mieux au sens de la phrase et si c’est le cas la classe comme une blague. Il reconnaît ainsi les jeux de mots phonétiques.
Ce type de logiciel est destiné à améliorer le contact entre l’homme et la machine, ce qui intéresse plusieurs entreprises qui travaillent actuellement au développement de robots pouvant servir d’assistant ou de compagnon.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
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Jey, le 02/08/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Santé / Médecine, Sciences cognitives
Un homme qui souffrait de “conscience minimale” peut de nouveau parler et se nourrir sans assistance grâce à l’implantation d’électrodes au coeur de son cerveau. L’étude à l’origine de l’expérimentation a été publiée mercredi dans Nature.
L’état de conscience minimale est un état dont souffrent de nombreuses personnes (entre 100 et 300 000 aux Etats-Unis) et qui se traduit par une activité limitée : le patient traité ne communiquait que par l’intermédiaire de légers mouvements du doigt, ou parfois de l’oeil. Il est maintenant capable de parler plus spontanément, de suivre une conversation ou un film, et de se nourrir tout seul.
Ce cas clinique est le premier d’une série d’expérimentations qui doivent se poursuivre sur onze nouveaux patients, avant d’être étendues à d’autres personnes.
Source : NY Times.
Image : Cleveland Clinic.
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Jey, le 31/07/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Santé / Médecine, Technologie, asthme, rhume, troubles respiratoires, imperial college
Selon une étude menée par l’Imperial College de Londres, les champs électriques émis par les appareils modernes - télévision et écrans d’ordinateurs en tête - sont mauvais pour la santé. Ils affectent les micro-particules en suspension dans l’air (simples poussières, mais aussi bactéries, virus, produits polluants…), et leur donnent une charge magnétique. Quand une personne respire ces micros-particules, elles viennent adhérer aux parois des tissus pulmonaires et peuvent ainsi déclencher des troubles respiratoires.
L’étude sera publiée en août dans le journal Atmospheric Environment. Les auteurs espèrent maintenant voir des études similaires sur les rayonnements électromagnétiques d’équipements tels que les téléphones cellulaires ou les bornes Wifi.
Source : The Independant.
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Elsa, le 26/07/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Technologie, Espace, combinaison spatiale
En 40 ans de voyages spatiaux, la tenue des astronautes n’a guère évolué. Ils portent toujours une combinaison encombrante (environ 125 kg avec l’équipement) et pressurisée qui limite leurs mouvements et leur mobilité.
Mais Dava Newman, professeur au MIT, souhaite en finir avec cette tenue « bibendum ». Elle travaille depuis sept ans sur un nouveau vêtement en nylon et en élasthanne beaucoup plus souple. Le BioSuit utilise le principe de la contre pression mécanique et n’est donc pas pressurisé. Au lieu de créer une bulle de gaz autour de l’astronaute pour le protéger du vide de l’espace, le prototype de Newman colle pratiquement au corps du voyageur.
Enfin une tenue sexy pour nos astronautes !
Présentation du Biosuit sur le campus du MIT - Image : Donna Coveney
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