Elsa, le 19/09/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Santé / Médecine, Sciences de la Terre
Samedi dernier une météorite s’est écrasée dans le département de Puno, une région rurale du Pérou. L’impact, plutôt impressionant - certains ont cru à un tremblement de terre - a provoqué la formation d’un cratère de 30 mètres de diamètre et de 6 mètres de profondeur.
Le phénomène a déclenché un vent de panique parmi les habitants de Caranca, un village situé non loin du cratère. Mais quand les autorités locales ont confirmé qu’il s’agissait d’une chute de météorite et non d’un avion en flammes (la météorite, en traversant l’atmosphère terrestre, ressemblait à une boule de feu), le calme est revenu.
Mais pas pour longtemps. Car depuis sa création, le cratère dégage une odeur étrange qui incommode les populations alentours et provoque des maux de tête et des vomissements.
Les policiers dépéchés sur place pour inspecter le cratère ont eux aussi été frappés par des nausées mystérieuses. Ils ont dû être mis sous oxygène immédiatement et conduits à l’hôpital… Des spécialistes ont quand même pu prélever des échantillons de la météorite pour les analyser à Lima.
En attendant les résultats, Renan Ramirez, ingénieur de l’Institut péruvien de l’énergie nucléaire, a rassuré les habitants en déclarant qu’il n’y avait aucune trace de radioactivité autour du cratère. D’après lui, les malaises pourraient être provoqués par le dégagement de gaz tels que des sulfures, de l’arsenic ou d’autres éléments toxiques produits par la collision.
Jey, le 23/07/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Sciences de la Terre
Il va falloir s’y faire : selon une étude publiée dans Nature, la Grande-Bretagne n’a pas toujours été une île !
D’après Sanjeev Gupta, géologiste à l’Imperial College de Londres et co-auteur de la publication, une énorme digue rocheuse s’élevait il y a plusieurs centaines de milliers d’années entre Douvres et Calais. Cette digue délimitait la partie ouest d’un gigantesque lac gelé : la Mer du Nord que l’on connaît aujourd’hui.
Il y a 425 000 ans, après une montée des eaux, le contenu du lac gelé se déversa en partie dans la Manche en passant par dessus la muraille rocheuse, créant ainsi une gigantesque chute d’eau. Le barrage fut passablement entamé par ce déluge, mais l’ensemble tint bon. Il fallut attendre 200 000 ans de plus pour voir le processus se répéter, avec une inondation plus impressionnante encore, qui mit cette fois un terme définitif à l’existence d’un lien terrestre entre la Grande-Bretagne et le continent européen… La Grande Bretagne commençait son existence d’île solitaire.
Cette théorie d’un barrage qui se serait trouvé submergé par les flots avait déjà été formulée en 1985, mais elle n’était à l’époque soutenue par aucune preuve géologique. Ce sont ces preuves que Sanjeev Dupra et son équipe ont regroupées, grâce à un sonar haute-définition qui leur a permis d’identifier, sur les fonds sous-marins, plusieurs éléments caractéristiques des inondations de grande envergure.
Source : Nature, The megaflood that made Britain an island.
Hélène, le 04/05/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Sciences de la Terre, Archéologie
En 2004, une équipe du Musée National d’Histoire Naturel Croate, dirigée par le chercheur canadien Michael Cadwell, découvrait des empreintes de titanosaure de 30 cm datant de 95 millions d’années environ. La présence de traces de ce sauropaude herbivore à long cou constituait une avancée dans la compréhension de la tectonique des plaques qui a eu lieu il y a 100 millions d’années. En effet, cette découverte représentait le plus récent signe de vie dans la région géologique, appelée plateau Adriactique-Dinarique, avant qu’elle ne plonge sous la mer il y a 94 millions d’années et n’entraîne la formation des Balkans.
La nouvelle fut annoncée à la presse alors que les résultats de l’étude n’étaient pas publiés dans la presse spécialisée. Quelque temps après, l’équipe de Michael Cadwell eut le déplaisir de voir une équipe croate concurrente publier cette découverte dans le journal « Cretaceous research ». Les chercheurs floués tentent à présent de faire retirer l’article, ce qui sera sûrement assez difficile.
Ce genre de cas délicat à traiter est heureusement très rare. Michael Cadwell déplore cette situation qui donne une piètre image de la recherche en Croatie après l’annonce d’une découverte prestigieuse et prometteuse.
Pour plus de détails : DALTON, Rex, Dinosaur prints lead to crediting row, Nature, Vol 446, 12 Avril 2007
Elsa, le 02/05/2007. 1 commentaire.
Environnement, Sciences de la Terre
D’après Météo France, nous avons connu au mois d’avril dernier un record de chaleur sans précédent depuis 1950. Les moyennes de température étaient supérieures de 4°C aux moyennes saisonnières.
“Cette anomalie de température” a été particulièrement marquée dans le nord du pays. Les moyennes enregistrées ont dépassé de 8 à 12°C les moyennes saisonnières.
Encore plus préoccupant, le déficit pluviométrique relevé entre le 1er et le 29 avril. Météo France indique qu’il n’est pas tombé une seule goutte de pluie sur Lille depuis le 1er avril !
Depuis le début du mois d’avril, les Français investissent les plages. Les saisonniers se réjouissent, les météorologues s’inquiètent.
claire, le 30/01/2007. 1 commentaire.
Sciences de la Terre
Depuis mai 2006 en Indonésie, près de 50 000 m3 de boues brûlantes jaillissent chaque jour des entrailles de la Terre, sur l’île de Java. Et le débit ne cesse d’augmenter. Plus de 20 kilomètres carré sont déjà recouverts par la vase, dans la circonscription de Sidoarjo, située à l’est de l’île. Des milliers d’habitants sont obligés de fuir. Outre la boue dévastatrice, le volcan rejette également des sulfures d’hydrogène toxiques et pestilentiels, responsables de troubles respiratoires déjà constatés chez certains habitants.
Ce phénomène géologique est bien connu : il s’agirait d’une poche souterraine de gaz et de sédiments sous pression qui, une fois percée, aurait jailli à la surface. Le problème ? C’est un forage pétrolier de la société Lapindo Brantas à Sidoarjo qui aurait déclenché l’éruption. Pour le ministre indonésien Aburizal Bakrie, dont la famille est propriétaire de Lapindo Brantas, le tremblement de terre qui a secoué Java le 27 mai dernier est l’unique responsable. Mais l’avis des scientifiques est tout autre. Dans la revue Nature, le géologue George Delisle, de l’Institut Fédéral de Géosciences, explique que le séisme a pu élargir la brèche et accroître le débit, mais que l’origine de l’éruption reste bien le forage. Un forage soi-disant mal fait : le trou aurait été creusé dans la roche sans être consolidé par des tubes en acier. La roche se serait alors fracturée, permettant la remontée des boues emprisonnées.
Pour l’heure, les origines de l’éruption sont toujours discutées, et aucune tentative de colmatage n’a encore fonctionné. Et le pire dans cette catastrophe, c’est qu’elle n’est pas prête de se résorber : si l’on se fit aux événements similaires passés, la coulée pourrait durer encore pendant des mois, voire des années. Les voies de communication sont coupées, empêchant la circulation de la population active, et bloquant les exportations. Et lorsque les digues de retenues seront arrivées à saturation, le maire de Sidoarjo ne voit plus qu’une solution : jeter les boues à la mer, via le fleuve.
Véritable bombe à retardement, c’est tout l’écosystème et toute l’économie de Java qui sont mis à mal, dans l’indifférence quasi-totale du reste du monde.
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