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La synesthésie : comment vivre sa vie par procuration

Les psychologues Michael Banissy et Jamie Ward de l’université de Londres ont étudié des cas de personnes qui manifestent des synesthésies visuo-tactiles. Lorsque celles-ci voient des personnes se faire toucher, elles ressentent ce contact à l’endroit correspondant à leur propre corps. Les chercheurs ont détecté la zone du cerveau responsable : le cortex somatosensoriel, qui s’active comme si nous étions réellement touchés. Chez chacun de nous la zone s’active également mais de façon moindre.

Pour en savoir plus : M. Banissy et J. Ward, Mirror-touch synesthesia is linked with empathy, in Nature Neuroscience, vol. 10, n°7, p. 815, 2007

Homme, chimpanzé : même combat contre la tentation

Encore un point commun entre le comportement de l’Homme et celui du chimpanzé : pour lutter contre la tentation de dévorer des friandises l’attitude adoptée est de se distraire, de s’occuper. Cette découverte a été publiée par deux psychologues Theodore Evans et Michael Beran de l’université d’Atlanta ce mois-ci dans les Biology Letters. Les Chimpanzés avaient à leur disposition un distributeur qui délivre un bonbon toutes les 30 secondes. Si le couvercle du distributeur est soulevé, l’approvisionnement est stoppé. Donc plus l’individu attend, plus il a de sucreries à manger.

Dans leur cage, les quatre chimpanzés adultes résistaient environ 6 minutes avant de mettre la main sur les bonbons. Cependant, s’ils avaient de quoi se distraire (des magazines) ils tenaient plus longtemps : 9 minutes en moyenne. Les chercheurs en déduisent que ces grands singes se divertissent sciemment pour garder leur sang froid et résister à la tentation.

Comme l’humain, les primates ont une conscience d’eux-mêmes par rapport à la tentation et ils savent que la seule façon de résister est de se distraire avec des occupations plus saines. Cette étude montre encore un autre « fossé mental » entre les primates et d’autres espèces animales, qui s’ajoute à une liste d’exploits cognitifs impressionnants tels que l’utilisation d’outils et la projection dans l’avenir.
 

Un robot qui rit aux blagues

Et si les machines nous volaient le propre de l’homme : l’humour ? Julia Taylor et Lawrence Mazlack, de l’université de Cincinnati, chercheurs en Intelligence Artificielle ont présenté le mois dernier une machine capable de rire à vos blagues. L’humour repose sur des jeux de mots ou des situations subjectives, il est donc extrêmement fastidieux de coder en bits toutes les significations possibles de chaque combinaison de mots.

Pour arriver à inculquer le sens de l’humour à un robot, les chercheurs ont d’abord créés une base de données de mots extraits d’un dictionnaire pour enfants. Ils ont ensuite fourni plusieurs possibilités d’agencements de mots qui engendrent des sens différents. Quand le robot perçoit une nouvelle phrase, le programme analyse l’agencement des mots puis déterminera si la blague est bonne ou si c’est un bide. Quand il perçoit un mot qu’il ne connait pas dans une phrase, le robot effectue une recherche phonétique pour voir si un autre mot correspond mieux au sens de la phrase et si c’est le cas la classe comme une blague. Il reconnaît ainsi les jeux de mots phonétiques.

Ce type de logiciel est destiné à améliorer le contact entre l’homme et la machine, ce qui intéresse plusieurs entreprises qui travaillent actuellement au développement de robots pouvant servir d’assistant ou de compagnon.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Des électrodes implantées dans le cerveau rendent la parole à un patient

implatation-cerveau.jpgUn homme qui souffrait de “conscience minimale” peut de nouveau parler et se nourrir sans assistance grâce à l’implantation d’électrodes au coeur de son cerveau. L’étude à l’origine de l’expérimentation a été publiée mercredi dans Nature.

L’état de conscience minimale est un état dont souffrent de nombreuses personnes (entre 100 et 300 000 aux Etats-Unis) et qui se traduit par une activité limitée : le patient traité ne communiquait que par l’intermédiaire de légers mouvements du doigt, ou parfois de l’oeil. Il est maintenant capable de parler plus spontanément, de suivre une conversation ou un film, et de se nourrir tout seul.
Ce cas clinique est le premier d’une série d’expérimentations qui doivent se poursuivre sur onze nouveaux patients, avant d’être étendues à d’autres personnes.

Source : NY Times.
Image : Cleveland Clinic.

Des causes mécaniques de la dépression identifiés

Des chercheurs de l’Université de Stanford auraient identifiés, selon une étude parue jeudi, des causes mécaniques à la dépression. Ils ont observés sur des rats, à l’aide d’une technique d’imagerie médicale, que les différents mécanismes physiques de la dépression passaient tous par le même circuit électrique. Ce sont des modifications dans ces impulsions électriques qui seraient le sous-bassement mécanique de la dépression.

Un traitement pour effacer les souvenirs traumatiques de la mémoire des rats

Le journal Nature Neuroscience vient de publier une étude dans laquelle les chercheurs ont réussi à effacer le souvenir d’événements traumatiques de la mémoire des rats, tout en conservant les autres souvenirs intacts.

Pendant plusieurs jours, les chercheurs ont “traumatisés” les rats en leur jouant deux types de sons pendant qu’ils leurs envoyaient systématiquement des décharges électriques. Le jour suivant, les chercheurs ont pris une partie des rats ainsi “traumatisés”, et leur ont injecté une drogue (connue pour son pouvoir amnésique), en recommençant la petite séance d’électrocution - mais avec un seul son, cette fois.

Le lendemain, en jouant les deux types de son aux deux groupes de rats, il s’est avéré que les rats traités avec de la drogue n’étaient plus effrayés par le son joué le jour du traitement. Les chercheurs ont donc réussi, semble-t-il, a effacer un souvenir traumatique récent, tout en gardant les autres souvenirs intacts.

Le but de ces recherches est ici de trouver des solutions pour traiter le stress post-traumatique…

Source : Cordis


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