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Une météorite qui donne la nausée

Samedi dernier une météorite s’est écrasée dans le département de Puno, une région rurale du Pérou. L’impact, plutôt impressionant - certains ont cru à un tremblement de terre - a provoqué la formation d’un cratère de 30 mètres de diamètre et de 6 mètres de profondeur.

Le phénomène a déclenché un vent de panique parmi les habitants de Caranca, un village situé non loin du cratère. Mais quand les autorités locales ont confirmé qu’il s’agissait d’une chute de météorite et non d’un avion en flammes (la météorite, en traversant l’atmosphère terrestre, ressemblait à une boule de feu), le calme est revenu.

Mais pas pour longtemps. Car depuis sa création, le cratère dégage une odeur étrange qui incommode les populations alentours et provoque des maux de tête et des vomissements.

Les policiers dépéchés sur place pour inspecter le cratère ont eux aussi été frappés par des nausées mystérieuses. Ils ont dû être mis sous oxygène immédiatement et conduits à l’hôpital… Des spécialistes ont quand même pu prélever des échantillons de la météorite pour les analyser à Lima.

En attendant les résultats, Renan Ramirez, ingénieur de l’Institut péruvien de l’énergie nucléaire, a rassuré les habitants en déclarant qu’il n’y avait aucune trace de radioactivité autour du cratère. D’après lui, les malaises pourraient être provoqués par le dégagement de gaz tels que des sulfures, de l’arsenic ou d’autres éléments toxiques produits par la collision.

Google Health : votre dossier médical stocké par Google

On connaissait les ambitions de la firme californienne en matière de santé (des notes publiques ou de récentes acquisitions ne laissaient aucun doute à ce sujet)… Aujourd’hui, on en connaît un peu plus sur les projets de Google pour investir le marché de la santé, du moteur de recherche.

Quelques professionnels de la santé ont eu accès au “Google Health” (nom de code “Weaver”), et des captures d’écrans ont été publiées. Il s’agirait en fait d’une application où l’internaute rentre toutes les informations médicales qu’il connaît à son sujet : age, sexe, poids, maladies connues, médicaments utilisés, opérations chirurgicales subies, etc… Il pourrait également connecter directement le dossier médical de son pharmacien ou de son médecin à ce système, pour importer directement les données.

L’idée est bien sûr ici de réaliser un dossier médical de suivi complet. Actuellement, 20% des américains ont un dossier électronique, et les différents acteurs de la médecine ont bien souvent du mal à communiquer entre eux, ce qui peut être fatal. Parallèlement, de plus en plus d’individus s’informent en ligne (bien souvent via Google) sur leur santé. Mais plus qu’un dossier médical, ce “Google Health” fournirait également des conseils personnalisés pour la personne, ciblés en fonction des informations qu’il aura donné : conseils préventifs, indications sur les traitements, tests cliniques en cours, interactions entre médicaments…

Il reste de nombreuses difficultés pour parvenir à un service qui fonctionne, et le premier d’entre eux concerne le degré de confiance que les utilisateurs choisiront d’accorder à ce type de service. Accepteront-il qu’un moteur de recherche connaisse tout de leur santé ?

Microsoft, de son côté, est en train de travailler sur un projet similaire. Steve Shihadeh, qui est en charge des projets sur la santé chez Microsoft, a annoncé : “nous sommes en train de concevoir une plateforme de santé complète pour le particulier, et pour nous ce challenge est bien plus important qu’un simple dossier médical, qui ne ferait que gratter la surface”.

Microsoft devrait donner plus de détails sur son fameux projet cet automne, tandis que Google attendra probablement l’année prochaine pour sortir son “Google Health”.

Ci-dessous, quelques captures d’écrans :

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Via NY Times et Google Blogoscoped

Les puces RFID à l’origine de cancers chez les souris

En 2005, la FDA américaine (Food and Drug Administration, l’organisme officiel chargé d’approuver ce qui peut être mis ou non sur le marché en matière de médicaments et de denrées alimentaires), autorisait l’implantation des puces RFID dans les organismes humains, estimant que les objets était raisonnablement sûrs.

Cependant, l’Associated Press révélait hier qu’une étude réalisée en 1996 avait prouvé que l’implantation de puces RFID chez des souris ou des rats augmentait de 1 à 10% leurs chances de développer un cancer. Cette étude n’a jamais été mentionnée par la FDA.

VeriChip Corp., société qui fabrique ce genre de puces, et qui espère toucher 45 millions d’Américains, a déclaré ne pas avoir eu connaissance des ces expériences, avant d’ajouter que des millions d’animaux domestiques avaient reçu l’implantation de puces RFID, et qu’aucune tumeur n’avait jamais été détectée. De son côté, la FDA a décliné les demandes de l’Associated Press, qui demandait à connaître précisément les études étudiées pour l’approbation de l’implantation…

S’ajoute à l’affaire un détail politique troublant : à l’époque de l’approbation, Tommy Thompson (qui était encore récemment candidat aux primaires républicaines) était à la tête du Department of Health and Human Services, organisme qui dirige la FDA. Deux semaines après que l’approbation ait pris effet, il rejoignait le Conseil d’Administration de VeriChip Corp. et de sa compagnie mère, Applied Digital Solutions. Contacté par l’AP, Thompson a déclaré qu’il ne connaissait même pas VeriChip Corp. avant qu’il ne quitte l’organisme public.

A l’heure actuelle, 2000 puces RFID ont été implantées chez des êtres humains, et de nombreux autres chez des animaux, sans qu’aucun signe alarmant n’ait été détecté. Il est possible que des cancers se développent chez la souris mais pas sur d’autres organismes… Cependant, des études plus poussées devront être envisagées pour en être certain…

Pour en savoir un peu plus sur ces curieuses puces qui font débat, vous pouvez vous référez aux deux dossiers de Réflexiences sur le sujet :

Des électrodes implantées dans le cerveau rendent la parole à un patient

implatation-cerveau.jpgUn homme qui souffrait de “conscience minimale” peut de nouveau parler et se nourrir sans assistance grâce à l’implantation d’électrodes au coeur de son cerveau. L’étude à l’origine de l’expérimentation a été publiée mercredi dans Nature.

L’état de conscience minimale est un état dont souffrent de nombreuses personnes (entre 100 et 300 000 aux Etats-Unis) et qui se traduit par une activité limitée : le patient traité ne communiquait que par l’intermédiaire de légers mouvements du doigt, ou parfois de l’oeil. Il est maintenant capable de parler plus spontanément, de suivre une conversation ou un film, et de se nourrir tout seul.
Ce cas clinique est le premier d’une série d’expérimentations qui doivent se poursuivre sur onze nouveaux patients, avant d’être étendues à d’autres personnes.

Source : NY Times.
Image : Cleveland Clinic.

TV et écrans d’ordinateurs peuvent déclencher de l’asthme

Selon une étude menée par l’Imperial College de Londres, les champs électriques émis par les appareils modernes - télévision et écrans d’ordinateurs en tête - sont mauvais pour la santé. Ils affectent les micro-particules en suspension dans l’air (simples poussières, mais aussi bactéries, virus, produits polluants…), et leur donnent une charge magnétique. Quand une personne respire ces micros-particules, elles viennent adhérer aux parois des tissus pulmonaires et peuvent ainsi déclencher des troubles respiratoires.

L’étude sera publiée en août dans le journal Atmospheric Environment. Les auteurs espèrent maintenant voir des études similaires sur les rayonnements électromagnétiques d’équipements tels que les téléphones cellulaires ou les bornes Wifi.

Source : The Independant.

Un couple britannique a obtenu l’autorisation de sélectionner ses embryons

C’est une première en Grande Bretagne. Un couple a obtenu l’autorisation de sélectionner un embryon dépourvu du gène soupçonné de provoquer le cancer du sein.

L’autorisation de pratiquer un diagnostic pré-implantatoire (DPI) a été délivrée par la Human Fertilisation and Embriology Authority (HFEA) à une équipe dirigée par le docteur Paul Serhal (University College Hospital, London). C’est la première fois que l’HFEA autorise le DPI pour un gène qui ne provoque pas à coup sûr une maladie chez l’adulte, mais qui présente de hauts risques - on estime la probabilité de survenue d’un cancer du sein chez les personnes possédant ce gène à 80 %.

Le docteur Serhal se réjouit : « C’est une importante décision pour ce couple, car l’HFEA a enfin reconnu que cette technique pouvait être mise en œuvre sur la base d’un risque estimé à moins de 100 %. Cette famille va enfin pouvoir se débarrasser d’un gène qui a causé beaucoup de décès au fil des générations. » On apprend en effet dans l’édition du Times qui relate cette histoire, que depuis trois générations, la famille de la mère présente de nombreux cas de cancers du sein et de l’ovaire causés par le gène en question, le BRCA1.

La technique utilisée par l’équipe du University College Hospital est connue et maîtrisée, mais elle pose de nombreux problèmes éthiques, d’où la réticence des organismes de santé à délivrer des autorisations. Les ovules seront extraits de la mère puis fertilisés en laboratoire. Les œufs issus de cette fécondation in vitro seront triés pour ne conserver que ceux dépourvus du gène mutant BRCA1. Les œufs sains seront alors réimplantés dans l’utérus de la mère.

Mais cette autorisation accordée au couple de Bedford, n’est certainement pas le premier pas vers une généralisation. Les autorités continueront d’examiner les demandes au cas par cas. Un autre couple anglais attend d’ailleurs lui aussi l’autorisation de l’HFEA pour sélectionner un embryon exempt du gène BRCA1.

Fumeurs : vos spermatozoïdes partent en fumées !

L’étude des chercheurs de l’Université de McMaster (Canada) montre que fumer peut causer des mutations entrainant de graves altérations dans la séquence d’ADN des cellules spermatiques, pouvant être génétiquement transmises aux enfants.

L’expérience, menée sur des souris que les chercheurs ont exposées à la fumée de cigarettes des temps plus ou moins longs, montre aussi que le niveau d’altération est directement lié à la durée d’exposition. Donc plus un fumeur fume longtemps, plus ses cellules spermatiques présenteront des altérations.

Source : American Association for Cancer Research

Pour en savoir plus sur l’ADN, lisez notre article ici.

Les champs magnétiques inquiètent-ils les Européens ?

phone.jpgD’après le dernier Eurobaromètre publié en juin 2007 consacré aux champs électromagnétiques (CEM), 37% des Européens perçoivent les lignes à haute tension comme dangereuses pour la santé et 36 % s’inquiètent des effets nuisibles provoqués par les antennes de téléphonie mobile. Les CEM ne seraient cependant pas les premières sources d’inquiétude pour les Européens ; dans le sondage, ils sont devancés par les produits chimiques (64%) et la qualité des produits alimentaires (59%). Par ailleurs, les Européens semblent moins inquiétés par les téléphones portables (28%), les ordinateurs (18%) et les équipements électroménagers (14%).

Cet Eurobaromètre spécial sur les CEM - commandité par la Direction générale “Santé et protection des consommateurs” de l’Union européenne - a été réalisé en octobre et novembre 2006 et a porté sur un panel de 30 000 citoyens de l’Union européenne. Outre la question des risques, le réseau TNS Opinion & Social a analysé le degré de connaissance des Européens sur les CEM et les sources qui les produisent. D’après le rapport, 71 % des sondés indiquent que les champs électromagnétiques sont générés par les téléphones mobiles et 66 % par les antennes de communication mobile. Pour finir, une grande majorité déplore le manque d’information concernant les risques liés à l’utilisation des téléphones portables.

Un cas de grippe aviaire en Moselle ?

Trois cygnes ont été retrouvés morts la semaine dernière en Moselle. Un virus de la grippe, de type H5, a été détecté sur les cygnes, mais on ne sait pas encore s’il s’agit du virus H5N1, transmissible à l’homme. Des analyses sont actuellement en cours pour en déterminer la nature exacte.

Un dispositif de sécurité a été mis en place, il comprend notamment le confinement des animaux des exploitations voisines, ainsi que la surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages. D’après les premières analyses, ce niveau de mortalité reste parfaitement normal.

Pour en savoir plus sur les virus et les épidémies, consultez notre article : des virus et des hommes.

Mise à jour du 5/07 : le virus était bien H5N1. Il s’agit donc bien du premier cas de grippe aviaire en France pour l’année 2007.

30 produits phytosanitaires dans l’air francilien

Et oui ! 30, c’est le nombre de pesticides, insecticides et autres fongicides présents dans l’atmosphère de Paris et de sa région proche selon une étude publiée hier par Airparif dans son magazine mensuel.

Cette étude commandée par la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales) a été réalisée au printemps 2006 - quand l’utilisation de produits phytosanitaires est très importante - et a été menée sur autant de sites ruraux qu’urbains (Paris, Seine-et-Marne, Essonne et Haut-de-Seine). On constate, d’après les résultats des 5 200 analyses effectées, qu’il y a 30 produits phytosanitaires dans l’air francilien, sur les 80 utilisés par l’activité agricole et les particuliers. Ces pics de pesticides concordent parfaitement avec les calendriers de l’agriculture intensive. La quantité de ces produits reste cependant moins élévée dans les zones rurales.

Avec une utilisation de pesticides chiffrée à 71 600 tonnes par an, la France est le troisième pays mondial consommateur de ces produits. Mais l’agriculture intensive n’est pas seule responsable. En effet, l’étude montre qu’il y a aussi dans l’air francilien des molécules de produits chimiques utilisés pour les rosiers présents dans les jardins de particuliers, même si le nombre de ces molécules ne représente que 10% des produits chimiques présents dans l’air parisien.

On sait déjà que l’eau contient des produits phytosanitaires. Avec cette étude, Airparif confirme la présence de ces molécules dans l’air, qui sont, de par leur taille de l’ordre du nanomètre (10-9 mètre), faciles à inhaler et donc potentiellement dangereuses pour nos poumons.

Article modifié le 30 juin à 10:00.


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