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“Le plus grand défi pour l’humanité au XXIe siècle”

D’après Ban Ki-moon, secrétaire général aux Nations Unies, le débat sur le réchauffement climatique qui a eu lieu lundi entre les 80 chefs d’Etat et de gouvernement a été “historique et révolutionnaire”.

Le président américain Bush a cependant refusé de participer à la rencontre, préférant organiser avec les principaux pays pollueurs un “contre débat” à Washington les 27 et 28 septembre prochains.

Quant à la France, elle était représentée par Nicolas Sarkozy qui s’est engagé à réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre de la France d’ici 2050. Le président a également défendu l’utilisation du nucléaire : “Le nucléaire n’est pas un gros mot” et l’a même conseillé aux autres pays :”La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l’énergie nucléaire civile. C’est la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités, se doter de l’arme nucléaire.” (Le Monde du 25/09/07)

Ce sommet n’est qu’un préambule à la négociation qui doit se tenir à Bali, du 3 au 14 décembre. Un nouveau protocole de réduction des gaz à effet de serre devrait alors être mis en place pour remplacer celui de Kyoto qui expire en 2012.

Un nouveau chewing-gum qui ne colle pas

Des chercheurs ont annoncé avoir créé un nouveau type de chewing-gum, qui ne collerait pas aux surfaces sèches et permettrait ainsi aux autorités d’économiser des millions d’euros !

On enregistre actuellement une explosion des ventes de chewing-gum, notamment en raison des interdictions liées à la cigarette. En Irlande, on a vu une augmentation des ventes de 30% après que la cigarette ait été interdite dans les lieux de travail. Résultat : plus de déchets sur le bitume des grandes villes ! Selon le New Scientist, le gouvernement anglais avait estimé dans les années 1990 qu’il dépensait chaque année plus de 150 millions de livres (220 millions d’euros) pour le nettoyage du chewing-gum, un chiffre qui a très certainement augmenté depuis.

A l’Université de Bristol (Angleterre), une équipe menée par Terence Cosgrove semble avoir trouvé la solution, en créant une pâte qui n’accrocherait pas les surfaces sèches, telles que le béton. Le secret provient d’un nouvel ingrédient, appelé “Tev7″, et composé d’éléments que l’on retrouve déjà dans d’autres produits courants comme le dentifrice. Il est composé d’une partie hydrophile (qui est attirée par l’eau) et d’une partie hydrophobe (qui est repoussée par l’eau).

Quand une personne mâche le chewing-gum, les composants attirés par l’eau vont dans la partie extérieure de la pâte. Une fois que c’est fait, si l’ignoble pollueur crache par terre, le chewing-gum ne sera pas attiré par le sol, car celui-ci est sec. Il restera donc posé par terre comme n’importe quel autre déchet public.

Des tests de mâchage et de crachage ont déjà prouvé que les chewing-gums fonctionnaient correctement : ils étaient rapidement balayés des rues. Autre avantage de ce super chewing-gum : il a été conçu pour se désintégrer dans l’eau après plusieurs mois.

Une société a été créée pour commercialiser le produit. Si vous souhaitez voir des scientifiques en train de mâcher du chewing-gum et d’essayer désespérément de le coller à des semelles de chaussures, rendez-vous sur le site web de cette nouvelle entreprise, appellée Revolymer !

Les abeilles exterminées par un virus ?

On le sait, les populations d’abeilles sont en train de décliner à un rythme alarmant, à un tel point que certains spécialistes n’hésitent pas à affirmer que les abeilles pourraient définitivement disparaître. Le syndrôme d’effondrement des colonies, ou CCD (colony collapse disorder) est une phénomène récent (fin 2006), qui touche de nombreuses colonies. Le schéma est tout le temps le même : des ouvrières partent à la recherche de pollen, et ne rentrent jamais à la ruche.

Une première étude sur les causes de ce CCD a été publiée vendredi dans la revue Science. En comparant l’ARN de micro-organismes présents dans des colonies saines de celui de micro-organismes présent dans des colonies malades, les chercheurs ont détecté qu’un virus, baptisé IAPV, était présent dans toutes les colonies malades sauf une. Il est donc possible que ce virus soit à l’origine de l’extermination que subissent actuellement les abeilles, même si celle-ci pourrait provenir d’une accumulation de facteurs.

Parallèlement, dans une étude à paraître dans le Journal of General Virology, le découvreur de l’IAPV aurait montré que les abeilles mourraient deux jours après qu’on leur ait innoculé le virus. L’origine géographique du virus reste incertaine, mais les soupçons se portent sur l’Australie, d’où provient la seule colonie de l’étude qui n’était pas victime du CCD et dont les membres étaient pourtant porteurs du virus.

Bref, l’enquête continue…

30 produits phytosanitaires dans l’air francilien

Et oui ! 30, c’est le nombre de pesticides, insecticides et autres fongicides présents dans l’atmosphère de Paris et de sa région proche selon une étude publiée hier par Airparif dans son magazine mensuel.

Cette étude commandée par la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales) a été réalisée au printemps 2006 - quand l’utilisation de produits phytosanitaires est très importante - et a été menée sur autant de sites ruraux qu’urbains (Paris, Seine-et-Marne, Essonne et Haut-de-Seine). On constate, d’après les résultats des 5 200 analyses effectées, qu’il y a 30 produits phytosanitaires dans l’air francilien, sur les 80 utilisés par l’activité agricole et les particuliers. Ces pics de pesticides concordent parfaitement avec les calendriers de l’agriculture intensive. La quantité de ces produits reste cependant moins élévée dans les zones rurales.

Avec une utilisation de pesticides chiffrée à 71 600 tonnes par an, la France est le troisième pays mondial consommateur de ces produits. Mais l’agriculture intensive n’est pas seule responsable. En effet, l’étude montre qu’il y a aussi dans l’air francilien des molécules de produits chimiques utilisés pour les rosiers présents dans les jardins de particuliers, même si le nombre de ces molécules ne représente que 10% des produits chimiques présents dans l’air parisien.

On sait déjà que l’eau contient des produits phytosanitaires. Avec cette étude, Airparif confirme la présence de ces molécules dans l’air, qui sont, de par leur taille de l’ordre du nanomètre (10-9 mètre), faciles à inhaler et donc potentiellement dangereuses pour nos poumons.

Article modifié le 30 juin à 10:00.

Disparition d’un lac au Chili

Une région de la Patangonie chilienne a vécu récemment un phénomène surprenant. En effet, lors d’une expédition aux alentours du Fjord Tempanos le 27 mai dernier, une équipe de scientifiques a découvert qu’un lac s’est asséché quasiment du jour au lendemain ! “Ils se sont trouvés devant une formidable surprise : le lac avait disparu, purement et simplement. Et nous ne parlons pas d’un petit lac, mais d’un assez grand”, a déclaré Juan José Romero, directeur du Conaf (corps des gardes forestiers chiliens).

Cet assèchement n’est pas sans conséquences : suite à cette volatilisation du lac, le débit d’une grande rivière de Patagonie, située à 2000 km au sud de Santiago, a fortement diminué.

Un rapport des géologues a immédiatement été demandé par le directeur du Conaf pour comprendre cette disparition brutale.

Migration des végétaux de l’Arctique

Dryas à 8 pétales au SpitzbergDes espèces végétales de l’Arctique peuvent coloniser, en fonction des modifications climatiques, des territoires séparés les uns des autres par des distances pouvant atteindre jusqu’à 1000 km. Dans le contexte actuel du changement climatique, ces résultats permettront de mieux prédire la colonisation d’espèces végétales dans certaines zones géographiques. Cette étude a été réalisée par une équipe norvégienne, en collaboration avec le Laboratoire d’écologie alpine (CNRS, Université de Grenoble).

Source : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1123.htm 

Les nanos au coeur de la santé et de l’environnement

Le CEA et le CNRS viennent de créer un groupe de travail multidisciplinaire ayant pour mission d’assurer une veille stratégique continue sur les micro et nano technologies, considérées comme un domaine clé pour le monde de demain. L’OMNT, l’Observatoire des Micro et NanoTechnologies, analysera les faits marquants liés à ces technologies pour informer plusieurs cibles :

  • Les experts OMNT : bénéficient d’un lieu privilégié d’échanges interdisciplinaires qui est souvent le point de départ de nouveaux projets.
  • Les organismes de recherche publique (CEA, CNES, CNRS, DGA,…) : bénéficient d’une source d’informations stratégiques précoces leur permettant de mieux orienter les thèmes de leur recherche. Ces organismes contribuent au développement de l’OMNT grâce aux actions de leurs experts et à leur soutien financier.
  • Les industriels : bénéficient de travaux leur permettant de comprendre les potentialités des nanotechnologies dans leur domaine d’activité et les aidant à préparer les produits de demain.
  • Les sociétés de capital risque : bénéficient d’informations sur de nouvelles opportunités de développements ainsi que de contacts privilégiés avec le réseau d’experts.
  • Les pouvoirs publics : bénéficient de travaux de synthèse pertinents sur des domaines complexes et en évolution rapide contribuant au pilotage de la recherche publique.

Comme quoi il n’est jamais trop tard pour réagir ! (les controverses sur les nanotechnologies alimentent les colonnes des journaux spécialisés depuis déjà plusieurs années)

Source / Pour en savoir plus : http://www.omnt.fr/

 

Nano tube de carboneNos articles sur les nanos :

  • Les puces RFID : ici et .
  • Les nanos : ici.

 

 

Le 8 juin : Journée Mondiale de l’Océan

Depuis le Sommet de Rio en 1992, le 8 juin est devenu la “Journée Mondiale de l’Océan”. Ce jour est fêté simultanémént sur les 5 continents et est consacré à la sensibilisation du public et des gouvernements concernant la gestion et la protection des océans.

Cette journée, promue par le Réseau Mondial de l’Océan, a le soutien de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO, le parrainage du Programme d’Action Mondial pour l’Environnement des Nations-Unies et est sous la présidence d’honneur de Jean-Michel Cousteau, fils aîné du célèbre Commandant Cousteau. Le Réseau agit pour obtenir la reconnaisance officielle de cet événement par l’ONU via une pétition mise en place par THE OCEAN PROJECT.
A cette occasion, plusieurs organismes publics et aquariums proposent des activités ludiques - ateliers artisitiques et scientifiques, projections de films, dégustation de fruits de mer, rencontres avec des navigateurs, etc. - pour inciter le public à devenir citoyen de l’Océan. L’aquarium tropical au Palais de la Porte Dorée ainsi que l’aquarium de Boulogne-sur-Mer font partis de ces institutions qui proposent des activités pour célébrer la JMO.

Ces festivités sont l’occasion de sortir en famille tout en faisant un beau geste pour sauver ce qui recouvre les deux tiers de la planète.

Journée Mondiale de l'Océan

Stocker l’hydrogène dans des nanocornets

D’après un communiqué CNRS paru aujourd’hui, des chercheurs auraient trouvé une solution efficace pour stocker l’hydrogène.

L’hydrogène est une source d’énergie renouvelable qui pourrait être une bonne alternative aux énergies fossiles. Il est l’élément le plus abondant de l’Univers et il ne pollue pas, car il ne rejette que de l’eau lors de sa production. Cependant, il présente un problème de stockage non négligeable. Pour le moment, cette opération coûte trop cher et n’est pas assez sécurisée - l’hydrogène étant un gaz extrêmement inflammable.
Pour apporter une solution à ce problème, des chercheurs du Centre de recherche sur la matière divisée, du Rutherford Appleton Laboratory (Royaume-Uni), de l’Université du Pays Basque à Bilbao et du Consejo Superior de Investigaciones Científicas (Espagne), proposent d’utiliser des nanocornets à base de carbone pour stocker l’hydrogène à l’intérieur de matériaux poreux.

Jusqu’ici on utilisait les nanotubes de carbone, mais on s’est aperçu qu’à des températures inférieures à -196 °C l’interaction entre l’hydrogène et le carbone faiblissait - le stockage perdait de son intérêt. Il fallait donc trouver un moyen de renforcer cette interaction.

Les nanocornets semblaient être les candidats idéals. De deux à trois nanomètres de longueur et de forme conique, ils s’agrégent pour former des structures en forme de dahlia de 80 à 100 nanomètres de diamètre et ne contiennent aucune impureté métallique. Les scientifiques ont montré que l’interaction entre l’hydrogène et les nanocornets était bien plus forte qu’entre les nanotubes de carbone et l’hydrogène.

Pour pouvoir commercialiser le procédé, il ne reste plus qu’à réduire le coût de fabrication des nanocornets, encore très élevé aujourd’hui…

nanocornets

Nanocornets de carbone © F. Warmont, CNRS 2007

Dix jours avant le sommet du G8, Bush est en désaccord avec la position allemande sur le climat

Nouveaux rebondissements dans l’affaire Washington vs G8. A la veille du prochain sommet à Heiligendamm, l’administration Bush se dit en total désaccord avec les mesures prônées par Angela Merkel pour lutter contre le réchauffement climatique. Le projet ­al­lemand appelle les pays industriels à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 50% par rapport à leur niveau de 1990 d’ici à 2050, et à réduire la consommation d’énergie dans le secteur des transports d’au moins 20% par rapport à 2005 d’ici à 2020.

Mais les propositions de l’Allemagne seraient incompatibles avec la politique américaine en matière d’énergie et de développement durable. En 2005, à la veille du G8 en Ecosse, le Président Bush avait déjà refusé de suivre les recommandations de la communauté internationale. Les Etats-Unis jugaient les limites fixées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre suicidaires pour leur économie.

Préférant parier sur l’innovation technologie et le développement prochain de carburants de substitution, Bush refuse de ralentir le rythme du développement économique de son pays. Dans un communiqué, Washington demande le retrait de toute référence à l’urgence de la crise climatique et regrette que les principaux pollueurs ne soient pas inclus dans l’accord (d’apres le protocole de Kyoto, la Chine et l’Inde ne sont pas tenus par des objectifs chiffrés).

Pollution sur Paris
Paris sous la pollution


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