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“Le plus grand défi pour l’humanité au XXIe siècle”

D’après Ban Ki-moon, secrétaire général aux Nations Unies, le débat sur le réchauffement climatique qui a eu lieu lundi entre les 80 chefs d’Etat et de gouvernement a été “historique et révolutionnaire”.

Le président américain Bush a cependant refusé de participer à la rencontre, préférant organiser avec les principaux pays pollueurs un “contre débat” à Washington les 27 et 28 septembre prochains.

Quant à la France, elle était représentée par Nicolas Sarkozy qui s’est engagé à réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre de la France d’ici 2050. Le président a également défendu l’utilisation du nucléaire : “Le nucléaire n’est pas un gros mot” et l’a même conseillé aux autres pays :”La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l’énergie nucléaire civile. C’est la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités, se doter de l’arme nucléaire.” (Le Monde du 25/09/07)

Ce sommet n’est qu’un préambule à la négociation qui doit se tenir à Bali, du 3 au 14 décembre. Un nouveau protocole de réduction des gaz à effet de serre devrait alors être mis en place pour remplacer celui de Kyoto qui expire en 2012.

Stocker l’hydrogène dans des nanocornets

D’après un communiqué CNRS paru aujourd’hui, des chercheurs auraient trouvé une solution efficace pour stocker l’hydrogène.

L’hydrogène est une source d’énergie renouvelable qui pourrait être une bonne alternative aux énergies fossiles. Il est l’élément le plus abondant de l’Univers et il ne pollue pas, car il ne rejette que de l’eau lors de sa production. Cependant, il présente un problème de stockage non négligeable. Pour le moment, cette opération coûte trop cher et n’est pas assez sécurisée - l’hydrogène étant un gaz extrêmement inflammable.
Pour apporter une solution à ce problème, des chercheurs du Centre de recherche sur la matière divisée, du Rutherford Appleton Laboratory (Royaume-Uni), de l’Université du Pays Basque à Bilbao et du Consejo Superior de Investigaciones Científicas (Espagne), proposent d’utiliser des nanocornets à base de carbone pour stocker l’hydrogène à l’intérieur de matériaux poreux.

Jusqu’ici on utilisait les nanotubes de carbone, mais on s’est aperçu qu’à des températures inférieures à -196 °C l’interaction entre l’hydrogène et le carbone faiblissait - le stockage perdait de son intérêt. Il fallait donc trouver un moyen de renforcer cette interaction.

Les nanocornets semblaient être les candidats idéals. De deux à trois nanomètres de longueur et de forme conique, ils s’agrégent pour former des structures en forme de dahlia de 80 à 100 nanomètres de diamètre et ne contiennent aucune impureté métallique. Les scientifiques ont montré que l’interaction entre l’hydrogène et les nanocornets était bien plus forte qu’entre les nanotubes de carbone et l’hydrogène.

Pour pouvoir commercialiser le procédé, il ne reste plus qu’à réduire le coût de fabrication des nanocornets, encore très élevé aujourd’hui…

nanocornets

Nanocornets de carbone © F. Warmont, CNRS 2007

Des bactéries pour recycler l’eau et fournir de l’énergie

Des chercheurs australiens ont découvert comment recycler des eaux usées et fournir de l’énergie, sous forme d’électricité, grâce à des bactéries.
L’équipe de l’Université de Queensland a créé une sorte de “pile à combustible bactérienne”. Une pile à combustible génère du courant par une réaction d’oxydo-réduction. Dans ce modèle de pile, les bactéries, après avoir dégradé les déchets des eaux usées, transfèrent des électrons à une des électrodes de la pile (à l’anode plus précisement). Ces électrons sont issus de la respiration anaérobie (sans oxygène) de la bactérie. Au contact de la seconde électrode (cathode), l’oxygène s’associe avec ces électrons pour donner de l’eau. Et c’est cette réaction qui fournit de l’énergie.
Ce prototype de pile intéresse une brasserie du Queensland, qui rejette pas moins de 2,5 millions d’eaux usées par jour. L’utilisation de la pile permettra de produire une puissance électrique de 2 kW par jour, soit la consommation en électricité d’une habitation individuelle.
Recycler les eaux usées et produire de l’électricité: une excellente double compétence pour une bactérie!

L’EPR à Flamanville

centrale.jpgC’est officiel depuis mercredi dernier : le nouveau réacteur nucléaire de 3e génération s’installera dans la Manche, à Flamanville. Voici ce que l’on peut lire dans le Journal Officiel : “Electricité de France est autorisée (…) à créer sur le territoire de la commune de Flamanville une installation nucléaire de base, comportant un réacteur nucléaire de type à eau pressurisée dimensionné pour une puissance thermique de 4.500 MW et destiné à la production d’électricité”.

La parution du décret a suscité de nombreuses réactions, notamment parmis les candidats à l’élection présidentielle. Ségolène Royal, Dominique Voynet, José Bové et François Bayrou se sont indignés contre cette décision et contre les méthodes appliquées, ceci à 10 jours du premier tour.


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