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Un couple britannique a obtenu l’autorisation de sélectionner ses embryons

C’est une première en Grande Bretagne. Un couple a obtenu l’autorisation de sélectionner un embryon dépourvu du gène soupçonné de provoquer le cancer du sein.

L’autorisation de pratiquer un diagnostic pré-implantatoire (DPI) a été délivrée par la Human Fertilisation and Embriology Authority (HFEA) à une équipe dirigée par le docteur Paul Serhal (University College Hospital, London). C’est la première fois que l’HFEA autorise le DPI pour un gène qui ne provoque pas à coup sûr une maladie chez l’adulte, mais qui présente de hauts risques - on estime la probabilité de survenue d’un cancer du sein chez les personnes possédant ce gène à 80 %.

Le docteur Serhal se réjouit : « C’est une importante décision pour ce couple, car l’HFEA a enfin reconnu que cette technique pouvait être mise en œuvre sur la base d’un risque estimé à moins de 100 %. Cette famille va enfin pouvoir se débarrasser d’un gène qui a causé beaucoup de décès au fil des générations. » On apprend en effet dans l’édition du Times qui relate cette histoire, que depuis trois générations, la famille de la mère présente de nombreux cas de cancers du sein et de l’ovaire causés par le gène en question, le BRCA1.

La technique utilisée par l’équipe du University College Hospital est connue et maîtrisée, mais elle pose de nombreux problèmes éthiques, d’où la réticence des organismes de santé à délivrer des autorisations. Les ovules seront extraits de la mère puis fertilisés en laboratoire. Les œufs issus de cette fécondation in vitro seront triés pour ne conserver que ceux dépourvus du gène mutant BRCA1. Les œufs sains seront alors réimplantés dans l’utérus de la mère.

Mais cette autorisation accordée au couple de Bedford, n’est certainement pas le premier pas vers une généralisation. Les autorités continueront d’examiner les demandes au cas par cas. Un autre couple anglais attend d’ailleurs lui aussi l’autorisation de l’HFEA pour sélectionner un embryon exempt du gène BRCA1.

Une encre à ADN pour lutter contre la contrefaçon

La société Dupont Security and Solutions, spécialisée dans la protection contre la contrefaçon a mis au point une encre contenant des molécules d’ADN synthétique à appliquer sur les étiquettes. Un stylo contenant le même ADN génère, au contact de l’étiquette, une réaction chimique qui se manifeste par un signal luminescent attestant de la conformité du produit.
L’étiquette du produit est imprimée avec une encre spécifique au client, intégrée au sein d’un grand nombre de codes erronés, ce qui protège la technologie du « désossage ».

Pour en savoir plus sur l’emballage et la lutte contre la contrefaçon.

Thérapie génique : les premiers essais pour traiter Parkinson

Les premiers résultats d’un essai thérapeutique effectué sur 11 malades de Parkinson viennent d’être publié dans la revue The Lancet. Les mécanismes de la maladie de Parkinson ne sont pas totalement compris, mais c’est le déficit de production d’une substance chimique qui causerait une suractivité du cerveau et qui entrainerait les troubles de la motricité (tremblements, raideurs, etc.), symptômes de la maladie.

Le traitement, réalisé par une équipe de l’université de Cornell (New York), consistait à injecter un gène dans une partie du cerveau des patients afin de produire la substance chimique qui leur faisait défaut. L’objectif de l’essai n’était pas de soigner les patients, mais d’évaluer comment la méthode était tolérée par leurs organismes. Après deux à trois ans de suivi, les chercheurs n’ont décelé aucun effet indésirable, l’objectif principal a donc été rempli.

Si les auteurs de l’étude ont décelé une petite amélioration dans l’activité du cerveau des malades, de nouveaux essais n’en seront pas moins nécessaires pour améliorer la technique et éventuellement aboutir à un traitement.

Pour en savoir plus.

Bush s’oppose une nouvelle fois à la recherche sur les cellules souches

Actuellement aux Etats-Unis, l’Etat n’a pas le droit de financer la recherche sur les cellules souches embryonnaires créées après le 9 août 2001. Jeudi dernier, le Congrès (à majorité démocrate) a voté une loi qui devait lever cette interdiction, mais le Président Bush y a opposé son veto.

Alors qu’une majorité des Américains soutient la recherche sur les cellules souches, George W. Bush a affirmé qu’avec la mise en oeuvre de cette loi, “les contribuables américains seraient, pour la première fois de notre histoire, obligés d’approuver la destruction délibérée d’embryons humains. Autoriser cela serait une grave erreur.”

Cette passe d’armes a eu lieu le lendemain de la publication de trois études dans lesquelles les chercheurs affirment avoir créé des cellules souches embryonnaires à partir de cellules souches adultes - ce qui règlerait finalement le débat.

Pour en savoir plus sur les cellules souches : notre article “Cellules souches : des promesses bridées ?

Des singes atteints de Parkinson soignés avec des cellules souches humaines

Des chercheurs américains ont traité des primates atteints de la maladie de Parkinson avec des cellules souches humaines. Les résultats, bien que mitigés, sont encourageants. En effet, le traitement n’a pas permis de générer de nouveaux neurones, mais d’empêcher la détérioration des cellules déjà endommagées, et ces effets n’ont duré que 4 mois.

C’est un progrès important, mais qui n’est pas certain d’aboutir à un résultat clinique humain. Il faudra encore plusieurs années de recherche pour savoir si le traitement est possible.

Source : BBC.

Le Burkina repousse à 2009 la production de coton transgénique

coton.jpgDepuis juin 2003, le Burkina mène des essais sur la culture de coton transgénique, avec l’aide de Monsanto. Les semences transgéniques devraient finalement être prêtes à partir de 2009, en quantité et en qualité suffisantes pour concurrencer le coton originaire des pays industrialisés et subventionnés.

Première recette du pays (avec 700 000 tonnes produites en 2006), le coton fait vivre deux millions de burkinabés. Selon les sociétés cotonnières du pays, l’utilisation de coton transgénique permettra d’augmenter le rendement de 30 à 40% et des économies d’engrais et de pesticides. Les associations burkinabaises anti-OGM dénoncent quant à elles, une précipitation de leur gouvernement.

La thérapie génique pour les aveugles

oeil2.jpgPour la première fois au monde, le Royaume-Uni met en œuvre des essais cliniques pour traiter la cécité infantile grâce à la thérapie génique.

Financé en partie par l’Union Européenne, ce programme concerne une maladie héréditaire qui touche la rétine, appelée amaurose congénitale de Leber. En réalité, elle est causée par la mutation d’un gène qui joue un rôle dans le captage de la lumière. La technologie qui servira pour le traitement a été évaluée en laboratoire sur des chiens, avec des résultats prometteurs. Concrètement, un virus permet d’acheminer le gène sain jusque dans la rétine.

Les chercheurs de l’Hôpital Optique Moorfields et de l’Institut d’Ophtalmologie de l’Université de Londres pensent pouvoir donner les premiers résultats dans quelques mois, bien qu’un suivi sur le long terme soit indispensable avant de conclure sur la réussite ou l’échec du traitement.

Source : http://www.moorfields.nhs.uk

Une moelle épinière réparée par nanotechnologie

Des souris paralysées (qui souffraient de lésions de la moelle épinière), ont pu retrouver l’usage de leurs membres grâce à un traitement à base de nanotechnologie.

Une solution, contenant des molécules destinées à s’assembler en nanostructures dans les tissus de la moelle osseuse, a été injectée aux souris et a permis de faire repousser leurs neurones endommagés. Il a fallu six semaines pour que les souris retrouvent l’usage de leurs membres.

Le Dr. Samuel Stupp, à l’origine de ces résultats, souligne que ce même traitement pourraient être utilisé pour combattre des maladies comme Parkinson ou Alzheimer.

Source : Cyberpresse.

L’insuline humaine fabriquée par des vaches transgéniques

Une entreprise de biotechnologie argentine, Bio Sidus, vient d’annoncer qu’elle avait fait naître quatre vaches transgéniques, capable de produire du lait contenant de l’insuline. Selon le directeur de Bio Sidus, cette production à partir de vaches permettra de réduire de 30% le coût de production de l’insuline (qui est actuellement fabriquée par des bactéries génétiquement modifiées… ou bien sûr par l’organisme humain, ne l’oublions pas !).

Source : Le Figaro

Une valve cardiaque conçue à partir de cellules souches

Une équipe londonienne, menée par le Pr. Magdi Yacoub, vient de produire pour la première fois au monde un élément du coeur humain, grâce à des cellules souches (prélevées sur de la moelle osseuse) et un traitement qui a permis de différencier ces cellules souches en cellules de valves cardiaques. L’objectif à long terme est de pouvoir créer un coeur complet - ce qui pourrait prendre une dizaine d’années selon le Pr. Yacoub…

Pour en savoir plus sur les cellules souches, consultez notre article, Cellules souches : des promesses bridées ?


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