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Une momie d’une reine de l’Egypte pharaonique identifiée

PyramideDécouverte il y a un siècle dans une tombe de la Vallée des rois, la momie appartiendrait à la reine Hatchepsout selon les Autorités égyptiennes. Celle-ci a été identifiée grâce à une molaire brisée, gravée du nom de Hatchepsout, qui a été retrouvée en 1881 dans un vase funéraire. Le Docteur Hawass, patron des antiquités égyptiennes, affirme que la dent correspond parfaitement à la mâchoire de la momie. Certains scientifiques restent prudents sur ces résultats et attendent la confirmation des analyses ADN.

Des paléontologues espagnols ont découvert les restes d’un mammouth vieux d’un million d’années

Des chercheurs de l’Institut Catalan de Paléoécologie Humaine et d’Evolution Sociale (IPHES) et du département de Préhistoire de l’Université Rovira i Virgili (URV) de Tarragone (sur la Costa Dorada) ont découvert les restes d’un mammmouth méconnu : le Mammuthus Meridionalis. Les chercheurs sont parvenus à l’identifier grâce aux deux molaires découvertes près des restes de l’animal. Ces dents ont également permis de dater le gisement : le mammouth serait mort il y a près d’un million d’années.

Le Mammuthus Meridionalis est un mammouth qui mesurait jusqu’à 4,5 m de hauteur. Il aurait vécu en Eurasie il y a 2,5 millions d’années et jusqu’à 800 000 ans avant notre ère.

Par aillleurs, les paléontologues ont découvert, un peu plus loin du gisement, des silex et un vestige de puits agricole romain. Les Hommes auraient donc peuplé cette région il y a un demi million d’années.

Tempête autour d’une empreinte de dinosaure

En 2004, une équipe du Musée National d’Histoire Naturel Croate, dirigée par le chercheur canadien Michael Cadwell, découvrait des empreintes de titanosaure de 30 cm datant de 95 millions d’années environ. La présence de traces de ce sauropaude herbivore à long cou constituait une avancée dans la compréhension de la tectonique des plaques qui a eu lieu il y a 100 millions d’années. En effet, cette découverte représentait le plus récent signe de vie dans la région géologique, appelée plateau Adriactique-Dinarique, avant qu’elle ne plonge sous la mer il y a 94 millions d’années et n’entraîne la formation des Balkans.

La nouvelle fut annoncée à la presse alors que les résultats de l’étude n’étaient pas publiés dans la presse spécialisée. Quelque temps après, l’équipe de Michael Cadwell eut le déplaisir de voir une équipe croate concurrente publier cette découverte dans le journal « Cretaceous research ». Les chercheurs floués tentent à présent de faire retirer l’article, ce qui sera sûrement assez difficile.

Ce genre de cas délicat à traiter est heureusement très rare. Michael Cadwell déplore cette situation qui donne une piètre image de la recherche en Croatie après l’annonce d’une découverte prestigieuse et prometteuse.

Pour plus de détails : DALTON, Rex, Dinosaur prints lead to crediting row, Nature, Vol 446, 12 Avril 2007

Un quartier antique insoupçonné au coeur de Metz

Une équipe de l’Inrap dégage actuellement un quartier antique au cœur de la ville de Metz. Prescrit par l’État (DRAC de Lorraine), ce vaste chantier de 15 000 m2, est réalisé en amont de la construction d’un parking sous le parvis du futur Centre Pompidou-Metz. Cette opération mobilise une quinzaine d’archéologues jusqu’en février 2007, et totalisera 5 300 jours de travail en incluant les études postérieures.

Voie romaine en cours de fouille
Voie romaine en cours de fouille
Cl : Inrap

Un quartier gallo-romain aux abords de l’amphithéâtre
A quelques mètres de l’amphithéâtre antique dégagé en 1902, les archéologues exhument un quartier urbain gallo-romain insoupçonné jusqu’à ce jour. Jamais auparavant une fouille d’une telle ampleur n’avait permis d’explorer le passé antique de Metz, permettant de comprendre l’évolution de la cité sur cinq siècles. Sur le terrain, des édifices s’organisent de part et d’autre d’une rue bordée de trottoirs. Ces bâtiments datés des Ier-IIIe siècles de notre ère, comprennent des pièces chauffées par le sol (hypocaustes), d’autres garnies de stucs, de marbre et d’enduits peints. Certaines bases de colonnes sont toujours en place. De profondes mutations sont perceptibles au cours du IVe siècle, tandis qu’aux Ve-VIe siècles de nombreuses activités artisanales (métallurgie, etc.) s’implantent.

Semelle de chaussure gallo-romaine
Semelle de chaussure gallo-romaine
Cl : Inrap

Cave gallo-romaine
Cave gallo-romaine en cours de dégagement
Cl : Inrap

La vie d’un quartier au microscope
Céramiques, fragments de verre, peignes en os, outils de tissage permettent de comprendre la vie quotidienne des habitants de ce quartier de la fin du Ier au IIIe siècle. De nombreux restes d’animaux (bœuf, porc, veau, volaille) découverts dans de grandes fosses, nous renseignent sur l’alimentation de l’époque mais aussi sur d’importantes activités artisanales. Les conditions naturelles du site, et notamment la remontée de la nappe phréatique depuis l’époque romaine, ont conservé les matériaux organiques comme le bois du cuvelage d’un puits, des semelles de chaussure mais aussi des graines.

Céramique (gobelet) gallo-romaine

Céramique (gobelet) gallo-romaine dans le comblement d’un puits
Cl. : Inrap

Source : Communiqué de l’Institut national de recherches archéologiques préventives


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