Actualités - August 2007

Homme, chimpanzé : même combat contre la tentation

Encore un point commun entre le comportement de l’Homme et celui du chimpanzé : pour lutter contre la tentation de dévorer des friandises l’attitude adoptée est de se distraire, de s’occuper. Cette découverte a été publiée par deux psychologues Theodore Evans et Michael Beran de l’université d’Atlanta ce mois-ci dans les Biology Letters. Les Chimpanzés avaient à leur disposition un distributeur qui délivre un bonbon toutes les 30 secondes. Si le couvercle du distributeur est soulevé, l’approvisionnement est stoppé. Donc plus l’individu attend, plus il a de sucreries à manger.

Dans leur cage, les quatre chimpanzés adultes résistaient environ 6 minutes avant de mettre la main sur les bonbons. Cependant, s’ils avaient de quoi se distraire (des magazines) ils tenaient plus longtemps : 9 minutes en moyenne. Les chercheurs en déduisent que ces grands singes se divertissent sciemment pour garder leur sang froid et résister à la tentation.

Comme l’humain, les primates ont une conscience d’eux-mêmes par rapport à la tentation et ils savent que la seule façon de résister est de se distraire avec des occupations plus saines. Cette étude montre encore un autre « fossé mental » entre les primates et d’autres espèces animales, qui s’ajoute à une liste d’exploits cognitifs impressionnants tels que l’utilisation d’outils et la projection dans l’avenir.
 

Un concentré de technologies sur la peau du XV de France

Les joueurs du XV de France porteront pour la coupe du monde de rugby qui a lieu en France dans un mois, un maillot non seulement seyant mais surtout performant.

Des bulles de silicone couvrent les abdominaux, les épaules, le torse et les hanches pour que le ballon mouillé par temps de pluie ne glisse pas au contact de ces zones. Pour que le ballon ne fasse pas savonnette entre les mains des joueurs, des bandes latérales en peau de chamois se situent sur leurs shorts pour se sécher les mains. Comme depuis 2003, le maillot reste ajusté au torse afin de limiter les placages des adversaires ce qui a eu pour conséquence d’accélérer le jeu.

Cette tenue high-tech a été le fruit de plusieurs années de recherche et développement de la part de l’équipementier de l’équipe de France : Nike. En ce qui concerne la couleur du vêtement, le bleu roi sera remplacé par un bleu nuit plus sobre et élégant.

Un robot qui rit aux blagues

Et si les machines nous volaient le propre de l’homme : l’humour ? Julia Taylor et Lawrence Mazlack, de l’université de Cincinnati, chercheurs en Intelligence Artificielle ont présenté le mois dernier une machine capable de rire à vos blagues. L’humour repose sur des jeux de mots ou des situations subjectives, il est donc extrêmement fastidieux de coder en bits toutes les significations possibles de chaque combinaison de mots.

Pour arriver à inculquer le sens de l’humour à un robot, les chercheurs ont d’abord créés une base de données de mots extraits d’un dictionnaire pour enfants. Ils ont ensuite fourni plusieurs possibilités d’agencements de mots qui engendrent des sens différents. Quand le robot perçoit une nouvelle phrase, le programme analyse l’agencement des mots puis déterminera si la blague est bonne ou si c’est un bide. Quand il perçoit un mot qu’il ne connait pas dans une phrase, le robot effectue une recherche phonétique pour voir si un autre mot correspond mieux au sens de la phrase et si c’est le cas la classe comme une blague. Il reconnaît ainsi les jeux de mots phonétiques.

Ce type de logiciel est destiné à améliorer le contact entre l’homme et la machine, ce qui intéresse plusieurs entreprises qui travaillent actuellement au développement de robots pouvant servir d’assistant ou de compagnon.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Des électrodes implantées dans le cerveau rendent la parole à un patient

implatation-cerveau.jpgUn homme qui souffrait de “conscience minimale” peut de nouveau parler et se nourrir sans assistance grâce à l’implantation d’électrodes au coeur de son cerveau. L’étude à l’origine de l’expérimentation a été publiée mercredi dans Nature.

L’état de conscience minimale est un état dont souffrent de nombreuses personnes (entre 100 et 300 000 aux Etats-Unis) et qui se traduit par une activité limitée : le patient traité ne communiquait que par l’intermédiaire de légers mouvements du doigt, ou parfois de l’oeil. Il est maintenant capable de parler plus spontanément, de suivre une conversation ou un film, et de se nourrir tout seul.
Ce cas clinique est le premier d’une série d’expérimentations qui doivent se poursuivre sur onze nouveaux patients, avant d’être étendues à d’autres personnes.

Source : NY Times.
Image : Cleveland Clinic.


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