clem, le 31/01/2007. 1 commentaire.
Technologie, Biologie

Créer des prothèses connectées au système nerveux humain et pouvant être activées par la pensée ne relève désormais plus de l’imaginaire. En effet, à l’Ecole de médecine de l’université de Pennsylvanie, l’équipe de Douglas H. Smith a fait de nombreux progrès dans ce sens.
Connecter des puces électroniques à des électrodes à l’aide de fils, on savait déjà faire. La grande avancée de cette équipe américaine a été de remplacer ces câbles par un autre genre de conducteurs électriques : les neurones.
Le processus permettant de mettre en place cette connexion est relativement simple : l’équipe de Smith a cultivé des cellules nerveuses entre deux surfaces planes accolées (l’électrode et la puce), et les a éloignées petit à petit par un dispositif contrôlé informatiquement. La séparation ayant lieu de manière extrêmement progressive (plusieurs jours pour un centimètre), on observe la croissance d’un véritable faisceau de neurones entre les deux composants.
L’information dans un nerf ne peut normalement être transmise que dans un seul sens. Le faisceau de neurones entre le système nerveux et la prothèse est lui à double sens. Il remplit ainsi deux fonctions : donner les instructions du système nerveux aux moteurs de la prothèse qui servent de muscles, et envoyer au cerveau des données en provenance des capteurs de température ou de pression de la prothèse.
L’équipe de Douglas H. Smith a démontré que l’information pouvait, via ce dispositif, être transmise de manière efficace dans les deux sens. La prochaine étape consiste donc à rendre cette interface bionique fonctionnelle, d’abord chez l’animal, puis chez l’homme.
Crédit : U.S. Army
claire, le 30/01/2007. 1 commentaire.
Sciences de la Terre
Depuis mai 2006 en Indonésie, près de 50 000 m3 de boues brûlantes jaillissent chaque jour des entrailles de la Terre, sur l’île de Java. Et le débit ne cesse d’augmenter. Plus de 20 kilomètres carré sont déjà recouverts par la vase, dans la circonscription de Sidoarjo, située à l’est de l’île. Des milliers d’habitants sont obligés de fuir. Outre la boue dévastatrice, le volcan rejette également des sulfures d’hydrogène toxiques et pestilentiels, responsables de troubles respiratoires déjà constatés chez certains habitants.
Ce phénomène géologique est bien connu : il s’agirait d’une poche souterraine de gaz et de sédiments sous pression qui, une fois percée, aurait jailli à la surface. Le problème ? C’est un forage pétrolier de la société Lapindo Brantas à Sidoarjo qui aurait déclenché l’éruption. Pour le ministre indonésien Aburizal Bakrie, dont la famille est propriétaire de Lapindo Brantas, le tremblement de terre qui a secoué Java le 27 mai dernier est l’unique responsable. Mais l’avis des scientifiques est tout autre. Dans la revue Nature, le géologue George Delisle, de l’Institut Fédéral de Géosciences, explique que le séisme a pu élargir la brèche et accroître le débit, mais que l’origine de l’éruption reste bien le forage. Un forage soi-disant mal fait : le trou aurait été creusé dans la roche sans être consolidé par des tubes en acier. La roche se serait alors fracturée, permettant la remontée des boues emprisonnées.
Pour l’heure, les origines de l’éruption sont toujours discutées, et aucune tentative de colmatage n’a encore fonctionné. Et le pire dans cette catastrophe, c’est qu’elle n’est pas prête de se résorber : si l’on se fit aux événements similaires passés, la coulée pourrait durer encore pendant des mois, voire des années. Les voies de communication sont coupées, empêchant la circulation de la population active, et bloquant les exportations. Et lorsque les digues de retenues seront arrivées à saturation, le maire de Sidoarjo ne voit plus qu’une solution : jeter les boues à la mer, via le fleuve.
Véritable bombe à retardement, c’est tout l’écosystème et toute l’économie de Java qui sont mis à mal, dans l’indifférence quasi-totale du reste du monde.
Jey, le 30/01/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Technologie
Vous avez vu Minority Report ? Vous vous souvenez des panneaux qui scannaient les rétines des passants et qui leur affichaient des messages publicitaires ciblés en fonction de leurs goûts personnels ?
C’est un peu ce que fait actuellement Mini (vous savez, les voitures) près de quatre grandes villes américaines. La société a équipé des panneaux autoroutiers de récepteurs radio, capables de lire à distance les informations stockées sur les puces RFID du trousseau de clé de certaines voitures. Résultat ? Un petit message personnalisé pour le conducteur, avec son prénom et le modèle de sa voiture :
Ce n’est pour l’instant qu’un petit essai “pour le fun”, avec des conducteurs qui se sont portés volontaires, mais c’est un parfait exemple de la puissance des RFID et de son intégration dans la vie quotidienne.
Pour en savoir plus sur les puces RFID, vous pouvez aussi lire les articles de Réflexiences sur le sujet :
claire, le 29/01/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Biologie
Pour rejoindre leur site de ponte, souvent éloigné de leur zone d’alimentation, les tortues de mer parcourent des centaines de kilomètres dans les océans sans jamais se perdre. Mais comment font-elles ? Simon Benhamou, du Centre d’Écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier (CNRS, Universités de Montpellier, Cirad, ENSA et EPHE) a réalisé l’expérience suivante : il capture des tortues vertes (Chelonia mydas) de l’océan Indien, puis les relâche très loin de leur point de destination, en ayant pris soin de leur poser un capteur satellite sur le dos. Résultat : les tortues retrouvent leur cap sans problème, comme si elles étaient dotées d’une boussole. En revanche, elles compensent très mal la dérive des courants et peuvent tourner sur des milliers de kilomètres avant de rejoindre le site.
Une tortue verte d’Hawaii
Dans une deuxième expérience, il leur place sur la tête un aimant très puissant afin de perturber leur perception du champ magnétique de la Terre. Bilan : les tortues ont de sérieuses difficultés pour garder leur cap, mais arrivent tant bien que mal à destination.
Conclusion de l’étude : le système d’orientation de la tortue est assez simple. Elle utilise le champ magnétique naturel comme certains oiseaux migrateurs. Mais le fait qu’elle arrive à surmonter les perturbations du champ montre qu’elle utilise d’autres informations. Comme pour les poissons, les chercheurs pensent que l’odorat serait la clé du mystère. Il ne reste plus qu’à inventer une nouvelle expérience pour vérifier cette hypothèse. Affaire à suivre.
Myriam, le 28/01/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Biologie
En 2006, de nombreuses équipes de chercheurs se sont penchées sérieusement sur le problème : comment fabriquer des ovules et des spermatozoïdes humains ? Si on y parvenait, cela permettrait d’une part à des personnes stériles de donner naissance à une descendance, et d’autre part, à deux hommes ou deux femmes de procréer !
Les cellules souches sont encore au devant de la scène puisqu’après modifications génétiques elles pourraient se transformer en cellules reproductrices. L’institut Max-Planck de Münster s’exerce sur les souris mais le développement et la maturation des ovules ne sont pas encore maîtrisés. Quant aux spermatozoïdes créés par l’Université de Newcastel Upon Tyne ils sont mauvais nageurs et doivent donc être aidés par une micro pipette pour féconder l’ovule.
Les cellules souches masculines pourraient produire à la fois des spermatozoïdes et des ovules, ce qui permettrait à deux hommes d’avoir un enfant qui soit génétiquement le leur. Cependant une femme sera indispensable pour la gestation, en attendant l’utérus artificiel. En revanche, il est plus délicat de transformer des cellules féminines en spermatozoïdes car elles sont dépourvues du chromosome Y qui contient des informations indispensables pour fabriquer les gamètes mâles.
Finalement, hommes et femmes ne sont pas près de pouvoir totalement se passer les uns des autres.
Jey, le 28/01/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Biotechnologies
Le quotidien britannique The Times a annoncé que Richard Branson, le fondateur de Virgin, allait lancer une nouvelle compagnie qui exploiterait le filon des cellules souches.
L’entreprise en question, qui devrait être lancée le 1er février sous la marque Virgin, proposera aux parents de conserver le sang issu du cordon ombilical de leurs enfants. En comptant sur les avancées de la recherche, ce sang, riche en cellules souches, pourrait permettre de traiter, à terme, le cancer ou d’autres maladies comme Alzheimer.
D’autres sociétés proposent déjà ce genre de services aux Etats-Unis ou en Angleterre (au tarif de 3000 $ pour la collecte initiale de sang et 200 $ pour un an de stockage).
Richard Branson s’était déjà illustré en créant Virgin Galactic, une socété spécialisée dans le vol spatial suborbital grand public, et qui devrait envoyer dans l’espace des personnalités comme Stephen Hawking ou … Paris Hilton.
Voir l’article du Times.
Nada, le 25/01/2007. 2 commentaires.
Espace
En ce début d’année 2007, la Terre a assisté à un magnifique spectacle céleste : l’apparition de la comète[1] la plus brillante depuis Ikeya-Seky en 1965. La comète C/2006 P1 a été découverte par Robert McNaught, un astronome anglo-australien, grâce à des photos prises par D.M. Burton au Siding Spring Observatory en Australie. Au moment de sa découverte, la comète McNaught n’était pas visible à l’oeil nu mais en se rapprochant du soleil elle est devenue tellement brillante que sa luminosité a saturé les capteurs de SOHO (Solar and Heliospheric Observatory).
La comète a atteint sur son orbite le point le plus proche du Soleil (son périhélie) le 12 janvier 2007. Elle est passé à 0.17 UA du Soleil (1 Unité Astronomique correspond à la distance Terre-Soleil). Elle était alors si proche de de notre étoile qu’elle n’était plus visible de la Terre. Elle est réapparue le 18 janvier dans le ciel austral, toujours aussi brillante, au grand bonheur des astronomes professionnels et des amateurs de l’hémisphère sud qui ont pu réaliser de superbes photos de la comète.
[1] Une comète est un astre de forme irrégulière dont le noyau est formé de glace et de poussières. La taille du noyau varie entre 1 et 15 km (taille d’une montagne). Les queues des comètes se forment sous l’effet des vents solaires. Celles composées de gaz sont droites et celles composées de poussières sont courbes. Les queues pointent vers la direction opposée au Soleil et peuvent s’étendre sur plusieurs millions de kilomètres.
Photo prise par l’ESO (European Southern Observatory) le 19 janvier 2007.
Myriam, le 04/01/2007. Aucun commentaire (ajoutez-en un !).
Biologie
Point contact Santo 2006 au Palais de la découverte : la plus grande expédition scientifique pour la protection de la biodiversité.
Du 5 octobre 2006 au 28 janvier 2007 le Palais de la découverte crée le lien entre le grand public et le travail des scientifiques mobiliés pour cette mission : inventorier maintenant, pour mieux préserver demain. 160 scientifiques du Museum National d’Histoire Naturelle, de Pro-Natura International, et de l’IRD (Institut de Recherche et Développement), venus de 25 pays, sont réunis sur l’île Santo dans le Pacifique Sud pour dresser en urgence l’inventaire de la biodiversité, sujet préoccupant pour l’humanité mais encore très peu documenté. L’île Santo constitue un bon échantillon des écosystèmes les plus riches, les moins connus et les plus menacés de la planète : les forêts tropicales et les récifs coralliens. La mesure de la biodiversité se fait en calculant le nombre d’espèces, le nombre d’individus, le poids total, et en estimant leur rôle dans le maintien de l’intégrité de la planète.
Une des finalités de cette gigantesque mission d’inventaire est de sensibiliser le grand public à l’état
de la planète et par conséquent à la protection de la biodiversité. Pour cela le Palais de la découverte propose en plus de l’exposition en elle-même, des contacts réguliers via satellite avec les membres de l’expédition, des exposés présentés par des médiateurs scientifiques ainsi que par des chercheurs des laboratoires concernés, dont certains de retour de Santo.
Venez en parlez avec eux !
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